Par Denise Kyalwahi
En République démocratique du Congo, la controverse enfle autour de l’exploitation minière au sein de la Réserve de faune à okapis, une aire protégée pourtant soumise à une stricte réglementation environnementale.
La ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, est à nouveau sous pression des députés nationaux. Après une récente intervention à l’Assemblée nationale, elle fait désormais l’objet d’une question orale avec débat portant sur la présence d’activités minières dans cette réserve située dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
L’initiative émane du député national Ezéchiel Kambale Barnabas, élu de la circonscription concernée. Dans son intervention, il dénonce une exploitation qu’il attribue à des opérateurs miniers chinois, accusés de causer d’importants dégâts environnementaux. Selon lui, plusieurs hectares de forêts auraient été détruits, tandis que des rivières auraient été détournées ou dégradées.
Le parlementaire pointe également une disparité dans l’application de la loi. Il affirme que, contrairement aux exploitants étrangers, les mineurs artisanaux congolais sont systématiquement arrêtés et sanctionnés lorsqu’ils tentent d’accéder à cette zone protégée.
À travers cette démarche, Ezéchiel Kambale Barnabas exige des explications claires de la part de la ministre. Les questions soulevées portent notamment sur la tolérance présumée d’activités minières industrielles dans la réserve, ainsi que sur le non-respect des lois nationales en matière de conservation de la nature, lesquelles interdisent formellement toute exploitation dans les aires protégées.
Cette affaire relance le débat sur la protection de l’environnement et la gestion des ressources naturelles en République démocratique du Congo, particulièrement dans des zones écologiquement sensibles comme la Réserve de faune à okapis.