Par Gloire Balolage
L’ambassade des États-Unis à Kinshasa a démenti tout financement américain de la future Garde minière congolaise, apportant une clarification majeure au débat suscité par ce projet annoncé par les autorités congolaises. Cette mise au point intervient au lendemain d’une communication de l’Inspection générale des mines (IGM) évoquant la mise en place d’une unité dédiée à la sécurisation du secteur minier.
Les autorités américaines ont toutefois réaffirmé leur engagement aux côtés de la RDC pour promouvoir une croissance économique partagée, la stabilité et la prospérité. Cet engagement s’inscrit dans le cadre de l’Accord de partenariat stratégique entre les deux pays, présenté comme un levier pour encourager davantage d’investissements et soutenir une croissance économique durable, considérée comme essentielle à la stabilité à long terme.
Dans son communiqué publié ce mardi, l’IGM souligne que ce projet s’inscrit notamment dans le cadre des relations que la RDC entretient avec des partenaires comme les États-Unis et les Émirats arabes unis. L’institution met en avant une approche basée sur l’échange et la collaboration, sans entrer dans des engagements exclusifs avec un seul acteur international.
S’agissant du financement, l’Inspection générale des mines précise que les mécanismes envisagés reposent sur des montages diversifiés. Ceux-ci associent différents types d’acteurs et ne correspondent pas à un financement direct assuré par un État en particulier. Une précision qui vise à lever toute ambiguïté sur l’origine des ressources financières du projet.
L’IGM indique par ailleurs que les discussions se poursuivent en vue de structurer un dispositif conforme aux priorités nationales. Elle annonce que des communications complémentaires seront faites en temps utile, au fur et à mesure de l’évolution du dossier.
Dans une précédente communication, l’Inspection générale des mines avait évoqué la création d’une garde minière de 20 000 agents, avec un financement estimé à 100 millions de dollars, dans le cadre de partenariats stratégiques impliquant les États-Unis et les Émirats arabes unis. Une annonce qui a suscité des clarifications de la part de Washington.