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Révision constitutionnelle : "Ce que nous avons réussi pour le Congo, il y a dix ans, nous le réussirons" (Olivier Kamitatu)

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L'opposant congolais Olivier Kamitatu, cadre au sein du parti politique Ensemble pour la République
L'opposant congolais Olivier Kamitatu, cadre au sein du parti politique Ensemble pour la République

Par Grevisse Tekilazaya

Le débat autour de la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo,RDC, continue de susciter une vive polémique. En réaction au premier vice-président de l'Assemblée nationale, l'opposant Olivier Kamitatu, proche de Moïse Katumbi, appelle la population à s'opposer à toute initiative de changement ou de révision constitutionnelle.

Olivier Kamitatu ne doute pas de la capacité de l'opposition à faire front commun contre ce qu'il considère comme un "braquage constitutionnel".

"La même Constitution nous fait le devoir de nous opposer à un braquage constitutionnel, parce que c'est à cela que l'on assiste", a-t-il déclaré.

Pour appuyer sa thèse, Olivier Kamitatu évoque l'article 64 de la Constitution. Celui-ci, a-t-il rappelé, stipule que tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation de la loi.

"Il y a dix ans, il y avait les mêmes velléités de vouloir changer la Constitution pour rester au pouvoir. Nous devons nous opposer au cynisme absolu de l'UDPS. Il y a dix ans, des jeunes gens comme Rossy Tshimanga sont descendus dans les rues de la RDC pour défendre ce que Tshilumbayi est en train de détruire : la limitation des mandats, le respect de la Constitution, le refus du glissement", a-t-il fait remarquer.

Et d'ajouter : "Ces jeunes avaient pour eux leur courage, leur foi dans une Constitution que l'UDPS leur avait appris à considérer comme un bien sacré. Nous avons demandé à ces jeunes de se lever au péril de leur vie. Aujourd'hui, on voit malheureusement des gens qui crachent sur la mémoire de tous ces jeunes."

Si pour l'opposition ce débat n'a pas sa raison d'être, du côté de la majorité présidentielle, en revanche, tout semble s'organiser pour que le sujet aboutisse avant la fin de ce mandat.

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Mardi 28 avril 2026 - 09:01