Par Gloire Balolage
Le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal, a apporté des éclaircissements sur l’interdiction faite aux sociétés minières de commercialiser certains intrants, notamment l’acide sulfurique, le charbon et la chaux vive. Expliquée lors d’un briefing presse spécial organisé, lundi 27 avril 2026, cette mesure s’inscrit dans une volonté de préserver le rôle des sous-traitants dans la chaîne de valeur du secteur minier en République démocratique du Congo.
Au cœur de cette décision, les autorités entendent maintenir un équilibre entre les activités principales des entreprises minières et celles relevant de la sous-traitance. Miguel Kashal a insisté : la sous-traitance constitue une véritable chaîne de valeur, où chaque acteur doit exercer dans les limites de ses compétences définies par la loi.
Selon lui, les sociétés minières n’ont pas qualité pour commercialiser ces intrants. Leur mission se limite à la production, à la découverture et à la commercialisation des minerais. Les autoriser à exercer des activités secondaires reviendrait à réduire considérablement l’espace économique réservé aux sous-traitants.
Dans cette logique, le DG de l’ARSP a rappelé que la distribution de ces produits relève d’entreprises spécialisées. Il a appelé les sociétés minières à collaborer avec des structures habilitées, notamment des maisons de distribution reconnues comme sous-traitantes.
Cette orientation vise à structurer un écosystème économique plus inclusif, capable de soutenir les opérateurs locaux. Les petites et moyennes entreprises congolaises agréées sont placées au centre de cette politique, avec l’ambition de renforcer leur participation dans la chaîne de valeur industrielle.
Au-delà de la régulation sectorielle, cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de transformation économique. La politique de la sous-traitance en RDC repose désormais sur une logique de redevabilité, a indiqué Miguel Kashal lors du même briefing organisé à Kinshasa.
Il a aussi souligné que cette politique répond à une volonté des autorités nationales de promouvoir l’emploi à grande échelle. La sous-traitance est perçue comme un levier essentiel pour dynamiser l’économie et encourager l’entrepreneuriat local.
Enfin, Miguel Kashal a rappelé que cette stratégie s’aligne sur les engagements du chef de l’État en matière de création d’emplois. L’objectif affiché : générer massivement des opportunités économiques en s’appuyant sur une meilleure organisation de la chaîne de valeur et sur le renforcement du tissu des PME congolaises.