Par Serge Mavungu
Lors du briefing presse tenu, lundi 27 avril 2026, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, s’est exprimé sur les ressortissants de pays tiers arrivés en République démocratique du Congo, (RDC).
"Il faut éviter d’entretenir une quelconque forme de confusion parce que je trouve quelque peu dangereux votre parallélisme. Lorsqu’on parle des Afghans, on peut parler de l’État islamique. Tout de suite ça peut avoir vocation à faire peur", a déclaré Patrick Muyaya.
"Ce que vous devez savoir, c’est que les personnes qui sont arrivées, donc les ressortissants de pays tiers qui sont arrivés, ont des titres de séjour qui sont réguliers", a-t-il précisé.
"D’ailleurs, à travers les organisations internationales qui collaborent avec le Gouvernement dans ces processus, il y a déjà des contacts avec leurs pays respectifs. Et peut-être que dans les prochains jours, dès que ces contacts auront abouti, on pourra vous informer que certains, on a pu trouver un contrôle libre pour qu’ils retournent dans leur pays d’origine, parce que comme nous le disons dès le départ, c’est un séjour temporaire", a ajouté le porte-parole.
"Sur la question des Afghans, j’ai été appelé plusieurs fois par des médias internationaux qui sont intéressés. Je crois que c’est le principe que nous avons adopté en terme de transparence,. S’il y a des éléments qui vont dans ce sens, on se fera en mesure de venir les confirmer pour que les uns les autres puissent être informés", a-t-il affirmé.
"Ici, je tiens à rappeler qu’il faut éviter de semer la peur dans notre opinion. C’est une opération qui est encadrée dans le temps et les dispositions sont prises pour que toutes les personnes qui arrivent ici, nous avons l’occasion, à travers le service du ministère de l’Intérieur, de faire ce qu’on appelle et pour nous assurer qu’ils ne posent pas des problèmes de sécurité dans cet environnement", a martelé Patrick Muyaya.
"D’ailleurs certains nous l’ont reproché, entre guillemets, de voir que certains accordent même des interviews. Si nous étions dans un contexte où nous voulons étouffer leur liberté, je ne suis pas sûr que ces interviews auraient été accordées. Donc il faut nous faire confiance à ce sujet-là. Nous aurons l’occasion de revenir avec des éléments lorsque nous en aurons, évidemment en fonction de l’évolution de nos discussions", a-t-il conclu.