Par Don Benjamin Makolo
[Kinshasa, 27 avril 2026] – La démolition, par le Gouvernement provincial de Kinshasa, d’une clôture en tôle érigée autour du chantier de la Cité de Chine continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique, après la réinstallation du dispositif quelques heures seulement après l’intervention des autorités.
Sur instruction du gouverneur de la ville, Daniel Bumba, le ministère provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat a procédé, dans la matinée de ce lundi, à la destruction d’une palissade en tôle rouge construite par les responsables chinois du chantier, au motif qu’elle violait les normes urbanistiques en vigueur.
Selon les autorités provinciales, cette clôture empiétait sur les trottoirs et sur les caniveaux, compromettant la libre circulation des piétons et obstruant les infrastructures d’assainissement. « Cette clôture empiétait sur les trottoirs ainsi que sur les caniveaux, entravant la circulation des paisibles piétons », ont indiqué des sources proches de l’Hôtel de ville.
L’intervention des engins de la ville, qui ont entièrement rasé l’ouvrage, avait été saluée par une partie de la population, qui y voyait un signal fort dans la lutte contre les constructions anarchiques dans la capitale congolaise.
Cependant, le constat effectué dans la soirée de ce même lundi a ravivé les tensions. La clôture détruite dans l’avant-midi a été réinstallée avec de nouvelles tôles par les responsables du chantier, sans qu’aucune inquiétude apparente ne soit perceptible sur le site. Cette situation a provoqué l’incompréhension et l’indignation de plusieurs habitants, qui s’interrogent sur l’autorité réelle des décisions prises par le Gouvernement provincial.
Au-delà de la question de la palissade, les préoccupations de la population semblent surtout se concentrer sur un autre problème jugé plus préoccupant pour la sécurité urbaine. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un poteau d’éclairage public serait actuellement coincé dans un bloc de béton de la bâtisse en construction.
Pour les riverains, cette situation met en péril le dispositif d’éclairage public dans la zone, à un moment où la lutte contre l’insécurité et le banditisme urbain demeure une priorité à Kinshasa. « Il serait plutôt question d’un poteau d’éclairage public coincé dans un bloc de béton de la bâtisse, mettant en péril le besoin d’éclairage public pour lutter contre l’insécurité et le banditisme urbain », ont dénoncé certains habitants.
Cette affaire relance ainsi le débat sur le respect des normes d’urbanisme, l’autorité des services provinciaux et la nécessité d’une surveillance rigoureuse des grands chantiers dans la capitale.