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Réformes constitutionnelles en RDC : les confessions religieuses mobilisent la société civile et appellent à une décision du peuple souverain

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L’archevêque Evariste Ejiba Yamapia lors de cette activité de sensibilisation à Kinshasa [photo d'illustration]
L’archevêque Evariste Ejiba Yamapia lors de cette activité de sensibilisation à Kinshasa [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Des confessions religieuses de la République démocratique du Congo ont organisé, le week-end, à Kinshasa, une séance de sensibilisation réunissant des jeunes et des femmes issus des structures de la société civile congolaise. Cette rencontre visait à susciter une réflexion collective sur la nécessité des réformes constitutionnelles, dans un contexte de débats politiques persistants sur la gouvernance et l’avenir institutionnel.

Première d’une série d’activités annoncées, cette session a servi de cadre d’échanges autour du thème : « Changement de la Constitution, opportunité ou défi ? ». Plusieurs intervenants ont pris la parole, dont le professeur Yav de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Andrisse Rita, représentante de la société civile, et Claude Mbuyi, président national de la jeunesse. Chacun a apporté un éclairage sur les enjeux liés à une éventuelle modification du texte fondamental du 18 février 2006.

Dans son intervention, l’archevêque et président Evariste Ejiba Yamapia a exprimé son soutien à l’idée d’un référendum, estimant que le peuple congolais devrait être consulté pour décider du maintien ou du changement de la Constitution actuelle. Il a rappelé que ce texte fondamental est issu d’un accord politique et que, selon lui, il serait légitime de laisser à la population le soin de se prononcer par des mécanismes appropriés.

L’archevêque a insisté sur le fait que les réformes constitutionnelles doivent avant tout servir l’intérêt du peuple congolais, et non répondre à des objectifs politiques ou partisans. Il a appelé à une mobilisation des chefs des confessions religieuses ainsi que des acteurs de la société civile afin de s’impliquer activement dans cette réflexion qu’il juge cruciale pour l’avenir du pays.

Abordant plus largement le débat, Evariste Ejiba Yamapia a affirmé que la question du changement de la Constitution ne devrait pas être un sujet tabou. Selon lui, après de nombreuses discussions sur la révision, il serait désormais temps d’aborder l’hypothèse d’un changement, à condition que cela se fasse dans l’intérêt de la Nation et non des acteurs politiques.

Dans la même perspective, il a appelé la classe politique à la responsabilité en évitant toute manipulation de l’opinion publique. Il a exhorté les responsables politiques à privilégier des échanges constructifs, sans recourir à des discours susceptibles d’alimenter les tensions sociales ou les divisions, notamment sur le plan tribal.

Enfin, dans le cadre des réflexions approfondies envisagées, l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia a annoncé la mise en place prochaine d’un secrétariat technique. Cette structure aura pour mission d’approfondir les discussions sur la question du changement de la Constitution et de structurer les échanges pour permettre une analyse plus rigoureuse et inclusive de cette réforme potentielle.

Lundi 27 avril 2026 - 15:36