Par Don Benjamin Makolo
Le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), Christian Bosembe, s’est exprimé, ce lundi 27 avril 2026, sur son compte X, à propos des discussions en cours, autour de la révision ou du maintien de la Constitution en République Démocratique du Congo.
Dans une prise de position qui se veut à la fois juridique et politique, le responsable du régulateur des médias a fermement dénoncé toute tentative de fermeture du débat constitutionnel. Il a déclaré : « Interdire ou menacer ceux qui réfléchissent à la révision de la Constitution constitue une violation de la Constitution elle-même. De même, interdire toute réflexion sur son intangibilité constitue tout autant une violation. »
Pour Christian Bosembe, le débat autour de la Constitution ne devrait souffrir d’aucune forme de restriction, qu’elle vienne des institutions ou des acteurs politiques. Il plaide ainsi pour un cadre d’échanges élargi et responsable sur cette question sensible, en affirmant : « La solution est simple : ouvrir le débat sur l’évolution de la Constitution, qu’il s’agisse de son changement ou de son maintien. Un débat libre, sans invective, sans insulte, sans absolutisme, sans fatalisme. »
Dans son message, le président du CSAC insiste également sur la primauté de la souveraineté populaire en démocratie, rappelant que les décisions fondamentales doivent revenir au peuple.
À cet effet, il souligne : « Le peuple est le souverain en démocratie : pourquoi craindre de lui laisser trancher ? Seuls les débats démocratiques élèvent une nation. Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la RDC ».
Cette sortie publique intervient dans un contexte politique marqué par des discussions récurrentes autour des réformes institutionnelles, notamment celles liées à la loi fondamentale. Un sujet qui continue de susciter de vifs échanges au sein de la classe politique et de la société civile congolaise.