Par Don Benjamin Makolo
Une déclaration commune attribuée à treize sélections qualifiées pour la Coupe du monde 2026 circule largement sur les réseaux sociaux et plusieurs plateformes d’information sportive depuis quelques heures. L’information a notamment été relayée par le média français ActuFoot, ainsi que par de nombreux comptes spécialisés dans l’actualité du football international.
Selon ce communiqué, les treize fédérations concernées réagissent aux propos du président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, qui avait déclaré que l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes risquait de produire des matches « sans intérêt ».
Les signataires, parmi lesquels figurent la République démocratique du Congo, le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, Haïti, Curaçao et l’Ouzbékistan, affirment rejeter « respectueusement mais fermement » ces commentaires.
Dans leur prise de position, ces nations rappellent que pour elles, aucun match de Coupe du monde ne peut être considéré comme insignifiant. Elles soulignent que la qualification à la phase finale représente souvent l’aboutissement de plusieurs années d’efforts et un moment historique pour des millions de supporters.
Le texte met particulièrement en avant les cas de la RDC et d’Haïti, dont le retour sur la scène mondiale après une longue absence constitue un événement majeur. Les auteurs du communiqué estiment que minimiser l’importance de ces rencontres revient à ignorer les sacrifices consentis par les joueurs, les staffs techniques, les fédérations et les supporters.
Les signataires défendent également l’idée que la force du football réside dans son universalité et que l’élargissement de la Coupe du monde offre à davantage de nations la possibilité de vivre une expérience susceptible d’inspirer toute une génération et d’accélérer le développement du football local.
Concluant leur déclaration, les treize sélections réaffirment que chaque équipe a gagné sa place sur le terrain, que chaque supporter a le droit de rêver et que « chaque match compte », rejetant ainsi les critiques formulées à l’encontre du nouveau format de la Coupe du monde à 48 équipes.