Par Gloire Balolage
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a accueilli favorablement le vote du Sénat américain en faveur de la reconduction de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA) jusqu’en décembre 2028. Cette décision parlementaire, adoptée par une très large majorité de 90 voix contre 6, vise à préserver l’accès privilégié des marchandises d’Afrique subsaharienne au marché des États-Unis, en maintenant les critères d’éligibilité actuellement en vigueur.
Revenant sur cette avancée législative, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a qualifié la décision de signal très positif pour les acteurs économiques nationaux. Le membre du gouvernement a rappelé que ce dispositif offre aux produits qualifiés en provenance des États partenaires une franchise totale de droits de douane, à la condition stricte d’en respecter les exigences légales. Pour Kinshasa, ce maintien des avantages commerciaux ouvre une fenêtre d’opportunité cruciale pour accroître le volume des expéditions congolaises vers l’Atlantique.
Afin de tirer pleinement profit de ce cadre préférentiel, le ministre a insisté sur l’impératif d’une mise en conformité des produits locaux aux standards américains. Selon ses déclarations, l’exécutif national prévoit, en collaboration avec ses partenaires techniques, d’intensifier les programmes de formation destinés aux producteurs et exportateurs. Ces actions porteront en priorité sur le respect des normes sanitaires et phytosanitaires, une étape jugée indispensable pour pénétrer durablement le marché cible.
Il rappelle toutefois que le processus législatif américain n’est pas encore totalement achevé. Pour que la prorogation jusqu’en 2028 devienne effective, le texte doit encore être soumis au vote de la Chambre des représentants avant d’être transmis au président Donald Trump pour promulgation.
En attendant la finalisation de ce parcours institutionnel, les autorités congolaises entendent focaliser leurs efforts sur la préparation opérationnelle des entreprises locales. L’objectif final reste de structurer la chaîne de valeur nationale afin de transformer cette ouverture commerciale en retombées économiques tangibles pour l’économie de la RDC.