Par Gloire Balolage
Le budget du pouvoir central pour l’exercice 2026 est désormais fixé à 50.866.348.362.786 francs congolais, après la promulgation de la loi de finances rectificative par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce nouveau montant est inférieur à celui prévu dans le budget initial, arrêté à 54.335,8 milliards de francs congolais, soit l’équivalent de 22 milliards de dollars américains.
L’annonce de cette promulgation est intervenue dans la soirée du lundi 10 août 2026, à l’issue d’une série d’ordonnances présidentielles lues sur la chaîne nationale, la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). Le texte avait été adopté au préalable par l’Assemblée nationale et le Sénat, après un processus d’harmonisation des divergences entre les deux chambres du Parlement.
Dans son premier article, la loi précise qu’elle modifie les dispositions de la loi de finances n°25-060 du 29 décembre 2025 pour l’exercice 2026, notamment en recettes et en dépenses. Ces modifications interviennent conformément aux dispositions de la loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques, telle que modifiée et complétée à ce jour, notamment en ses articles 18, 26, 27, 35, 77 et 80.
Le budget rectifié du gouvernement comprend le budget général, les budgets annexes et les comptes spéciaux, conformément aux documents et états annexés à la loi. Présenté en équilibre en recettes et en dépenses, il est arrêté à 50.866.348.362.786 francs congolais. Ce nouveau cadre budgétaire doit désormais servir de référence pour l’exécution des finances du pouvoir central pour le reste de l’exercice 2026.
L’adoption de cette loi est intervenue après des divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat sur le contenu du texte. Une commission mixte paritaire réunissant les représentants des deux chambres avait été mise en place afin d’harmoniser les différents points de vue issus de l’examen et du vote du projet. Après cette étape, le texte a été définitivement adopté par le Parlement avant d’être soumis à la promulgation du chef de l’État.
La loi de finances rectificative figurait parmi les matières inscrites au calendrier de la session extraordinaire du Parlement, qui vient de s’achever à l’Assemblée nationale et au Sénat. Le projet avait auparavant été adopté par le gouvernement de la République et présenté le 20 mai 2026 par le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres présidée par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.