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Modernisation administrative en RDC : Augustin Kibassa Maliba mise sur l’expertise kenyane

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Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa échange avec la délégation de la FinTech kenyane Pesaflow, conduite par son directeur Jovis Omondji Okoth, lors de leur audience [photo d'illustration]
Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa échange avec la délégation de la FinTech kenyane Pesaflow, conduite par son directeur Jovis Omondji Okoth, lors de leur audience [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Kinshasa accélère le processus de dématérialisation de l’administration publique. Mardi 11 août, les locaux du ministère de l’Économie numérique ont abrité une séance de travail entre le ministre d’État Augustin Kibassa Maliba et une délégation de la fintech kenyane Pesaflow. Conduite par son directeur général, Jovis Omondji Okoth, l’entreprise technologique est venue présenter un ensemble de solutions logicielles destinées à moderniser le fonctionnement de l’administration congolaise.

Au cœur de cette offre technologique figure un impératif de transparence dans la gestion des deniers publics. Pesaflow a notamment soumis aux autorités des outils d’archivage numérique pour les sociétés, un système de traçabilité des bénéficiaires effectifs, ainsi que des mécanismes de suivi en temps réel des flux financiers et des prestations étatiques. Selon Jovis Omondji Okoth, l’intégration de ces dispositifs vise à offrir au pouvoir central une meilleure traçabilité des recettes et du fonctionnement des services de l’État.

La République démocratique du Congo a déjà engagé plusieurs réformes majeures, notamment à travers le déploiement de l’identifiant unique « RDC-Pass » et la consolidation des guichets uniques. Pour concrétiser ces chantiers structurants, le gouvernement considère l’adoption de technologies privées déjà éprouvées sur d’autres marchés africains comme un levier d’accélération.

L’entreprise partenaire met en avant son expérience sur le continent. Forte de quatorze années d’activité et présente dans sept pays africains, la fintech kenyane revendique plusieurs références. Elle a notamment participé à la numérisation de plus de 40 services administratifs au Kenya à travers le portail eCitizen, une réforme qui, selon l’entreprise, a contribué à l’amélioration du classement du pays dans le Doing Business de la Banque mondiale. Pesaflow affirme également avoir contribué à la mise en place de registres nationaux des entreprises au Malawi et au Soudan du Sud.

Pour les usagers congolais, l’enjeu majeur réside dans la simplification des démarches et l’équité de traitement. La mise en œuvre de ces solutions numériques devrait contribuer à alléger les procédures bureaucratiques, à réduire les délais de traitement des dossiers et à garantir un accès plus standardisé aux services publics.

L’aspect inclusif du projet prévoit également d’impliquer le tissu économique local. Le directeur général de Pesaflow a souligné que cet écosystème numérique pourrait générer des opportunités d’emploi pour les jeunes, notamment en appuyant les cybercafés et les structures de proximité afin d’accompagner les usagers dans leurs démarches en ligne. L’entreprise entend également nouer des partenariats techniques avec les start-up de la RDC afin d’adapter ses outils aux réalités du terrain.

Le dossier est désormais entre les mains des techniciens du ministère pour une étude approfondie.

À la suite de cette présentation, Augustin Kibassa Maliba a donné des instructions à son équipe d’experts pour poursuivre les discussions avec les représentants de Pesaflow. Cette phase d’évaluation technique devra déterminer la faisabilité d’une éventuelle collaboration, dans le cadre de la volonté du gouvernement de rapprocher l’administration des usagers grâce au numérique.

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Mercredi 12 août 2026 - 12:56