Par Gloire Balolage
Le lancement des travaux du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation et de la formation marque une étape importante dans la réflexion stratégique du gouvernement sur l’avenir du secteur éducatif. Cette rencontre réunit ce mardi à Kinshasa les principaux acteurs autour d’un objectif central : repenser les mécanismes de financement pour les rendre plus efficaces et mieux adaptés aux ambitions nationales.
Dans son discours, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a donné le ton des travaux en insistant sur la nécessité de dépasser les approches fragmentées. Elle a clairement exprimé la volonté de construire une vision intégrée, capable de relier les différentes étapes du parcours éducatif aux enjeux économiques du pays.
Selon la ministre, l’ambition est de « passer d’une addition d’initiatives à une chaîne cohérente de transformation ». Cette approche vise à établir un lien direct entre l’accès à l’école, la formation des compétences, l’insertion professionnelle, la productivité et, in fine, le développement national. Une orientation qui place l’éducation au cœur des dynamiques de croissance.
Pour concrétiser cette vision, quatre grands axes structurent les panels de ce segment politique. Il s’agit notamment de consolider la gratuité de l’enseignement tout en préparant son extension progressive, d’améliorer l’efficacité et l’alignement des financements, de renforcer la formation professionnelle ainsi que l’éducation non formelle et l’alphabétisation, et enfin de mieux financer la recherche, l’innovation et les compétences scientifiques.
La ministre d’État a ainsi mis en avant l’importance d’une meilleure articulation entre les politiques publiques et les mécanismes de financement, afin de garantir une plus grande redevabilité et un impact tangible sur le terrain. Pour elle, cette cohérence est essentielle pour transformer durablement le système éducatif congolais.
De son côté, la Première ministre Judith Suminwa qui a procédé au lancement officiel des travaux, a indiqué que la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2026-2030 devra répondre aux ambitions du pays tout en tenant compte des réalités nationales. Elle a appelé à une approche pragmatique, capable de concilier vision et contraintes.
Intervenant également, Valère Munsya, Secrétaire permanent du SPACE, a salué l’engagement du Président de la République en faveur du secteur éducatif. Il a rappelé que l’éducation constitue un pilier du développement national, un facteur de cohésion sociale et un investissement stratégique pour l’avenir.