Par Patrick Kitoko
Vingt et un députés provinciaux du Sud-Kivu ont exigé, mardi 28 avril à Uvira, la démission du gouverneur Jean Jacques Purusi Sadiki, dans une déclaration politique conjointe. À l’origine d’une motion de censure contre l’exécutif provincial, ces élus entendent poursuivre la procédure parlementaire jusqu’à son terme, malgré les développements récents à Kinshasa.
Les signataires, issus notamment de l’Union pour la démocratie et le progrès social, de l’Union pour la nation congolaise, de l’ANCE et de l’AAAP, affirment que la convocation à Kinshasa des membres du bureau de l’Assemblée provinciale ainsi que du gouverneur concerné « n’annule pas la démarche parlementaire déjà engagée ». Selon eux, cette procédure ne peut se conclure qu’à l’issue d’un débat suivi d’un vote en plénière, conformément aux règles institutionnelles.
Les élus dénoncent par ailleurs ce qu’ils qualifient de « manœuvres dilatoires » de la part de l’exécutif provincial. Ils estiment que ces initiatives visent à retarder, voire à entraver, le processus démocratique en cours au sein de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu.
Dans leur déclaration, les députés appellent le gouverneur Jean Jacques Purusi Sadiki à « prendre ses responsabilités » en présentant sa démission au chef de l’État. Une telle décision permettrait, selon eux, « d’éviter la compromission de la cohésion et de la cohabitation sociales » dans la province.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique tendu au Sud-Kivu, où les relations entre l’organe délibérant et l’exécutif provincial restent marquées par de profondes divergences.