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RDC : le Gouvernement lance une traque contre l’usage illégal de la main-d’œuvre étrangère

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Ferdinand Massamba wa Massamba, ministre de l’Emploi et Travail en RDC [photo d’illustration]
Ferdinand Massamba wa Massamba, ministre de l’Emploi et Travail en RDC [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

Le ministère de l’Emploi et Travail a annoncé, dans un communiqué rendu public, le 10 avril 2026, le déclenchement d’une série de mesures fermes visant à mettre fin au recours abusif à la main-d’œuvre étrangère en République démocratique du Congo.

S’inscrivant sous l’autorité du Président de la République et la coordination de la Première Ministre, cette décision vise des entreprises accusées de contourner délibérément la législation nationale en matière d’emploi, en privilégiant des travailleurs expatriés au détriment des compétences locales.

Le ministère rappelle que toute embauche d’un travailleur étranger sans autorisation préalable constitue une infraction administrative grave, conformément à l’arrêté ministériel du 9 octobre 2025. Il souligne également que l’occupation par des étrangers de postes réservés aux nationaux est strictement interdite par la réglementation en vigueur.

Face à ces violations, le Gouvernement annonce le lancement immédiat d’une opération nationale de contrôle renforcé, menée sans préavis sur l’ensemble du territoire. Les entreprises en infraction s’exposent à des sanctions sévères, notamment l’expulsion administrative des travailleurs concernés, la suspension partielle ou totale des activités, ainsi que l’engagement de la responsabilité des dirigeants impliqués.

Un délai de trente jours calendaires est accordé aux employeurs pour se conformer à la législation, en régularisant la situation administrative de leur personnel expatrié. Passé ce délai, des mesures contraignantes pourront être appliquées, y compris des poursuites devant les juridictions compétentes.

À travers cette initiative, le Gouvernement entend renforcer la souveraineté économique du pays et protéger le marché national de l’emploi. Les autorités préviennent qu’aucune tolérance ne sera désormais accordée aux pratiques de fraude, de substitution abusive de main-d’œuvre ou de marginalisation des travailleurs congolais.

Samedi 11 avril 2026 - 21:46