Par Gloire Balolage
La République démocratique du Congo (RDC) conforte sa place de leader mondial dans la production des minerais stratégiques, notamment le cuivre et le cobalt. Selon le compte rendu de la 87ᵉ réunion du Conseil des ministres, lu vendredi à la RTNC, le pays a enregistré ces dernières années des niveaux de production jamais atteints, témoignant d’une dynamique soutenue dans ce secteur clé de l’économie nationale.
D’après les données officielles présentées, la RDC a atteint une production de 3 100 234 tonnes de cuivre et un volume avoisinant les 220 000 tonnes de cobalt. Ces chiffres traduisent une progression significative, attribuée aux efforts du gouvernement pour renforcer la gouvernance du secteur minier, considéré comme stratégique pour le développement du pays.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné l’impact des réformes engagées. Il a notamment mis en avant les actions entreprises pour améliorer l’encadrement et la gestion de l’exploitation minière, ce qui a permis d’atteindre ces performances historiques en matière de production et d’exportation.
Les statistiques révèlent également une poursuite de la croissance des exportations. En 2024 et en 2025, les exportations de cuivre ont continué d’augmenter pour atteindre un volume de 3 403 006 tonnes, confirmant la tendance haussière observée dans le secteur.
Toutefois, malgré ces résultats encourageants, les autorités reconnaissent l’existence de défis majeurs. Selon le gouvernement, le problème principal ne se situe pas au niveau de la production, mais dans la faiblesse de la chaîne de captation des revenus générés par ces ressources.
Cette faiblesse concerne en particulier le processus allant de l’exportation à l’encaissement des recettes publiques. Elle révèle des insuffisances dans les mécanismes de collecte et de gestion des revenus issus du secteur minier, limitant l’impact réel de ces performances sur les finances publiques.
Si la RDC confirme sa position de géant minier à l’échelle mondiale grâce à des niveaux de production record, le défi reste d’optimiser la gestion des revenus. L’objectif : garantir que ces richesses profitent pleinement au développement économique du pays et à l’amélioration des conditions de vie de la population.