RDC : Patrick Muyaya mobilise le secteur privé pour faire de la communication un levier d’attractivité et redorer l’image économique du pays

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Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya,  entouré du patronat congolais
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, entouré du patronat congolais

Par Serge Mavungu

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a rencontré samedi 25 avril 2026, les membres de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) à Kinshasa. Objectif : discuter du poids de la communication dans la façon dont le marché congolais est perçu par les investisseurs.

Face aux chefs d’entreprises, le Porte-parole du Gouvernement a défendu l’idée d’un dialogue renforcé entre l’État et le privé. Il voit dans cette rencontre "une volonté commune de bâtir des ponts solides" entre les deux sphères.

Réalité économique contre perception

À en croire Patrick Muyaya Katembwe , la RDC change. Le pays affiche une croissance solide, lance des réformes de fond et attire des projets majeurs. Des agences internationales le reconnaissent : Moody’s maintient la note souveraine à B3, perspective stable. S&P Global Ratings vient même de relever la perspective du pays de stable à positive.

Problème : cette dynamique reste mal perçue à l’extérieur. "Ce décalage pèse sur la confiance des investisseurs et freine l’attractivité", a prévenu le ministre de la Communication et Médias.

Le plan du Gouvernement

Ainsi pour combler l’écart, Kinshasa mise sur son Programme d’Actions 2024-2028. Trois priorités : créer des emplois, défendre le pouvoir d’achat, nettoyer le climat des affaires.

Le ministère du Plan pilote déjà un dialogue public-privé permanent. Avec l’appui du programme B-Ready de la Banque mondiale, plusieurs chantiers avancent : alléger les règles, simplifier l’administration, sécuriser les capitaux.

La communication, arme économique 

Patrick Muyaya Katembwe veut faire de la communication un levier de compétitivité. La méthode tient en trois points : expliquer clairement les réformes, envoyer des signaux stables pour rassurer, montrer le vrai visage des opportunités en République démocratique du Congo.

"Il faut reprendre la main sur notre récit", a-t-il lancé. Traduction : arrêter de subir les histoires qu’on raconte sur le pays, et imposer les nôtres.

Les entreprises en première ligne

Le ministre Patrick Muyaya a été clair : l’État ne gagnera pas ce combat seul. "Les entreprises sont les meilleures vitrines du pays", a-t-il insisté. Chaque investissement, chaque prise de parole d’un patron impacte la réputation du marché congolais.

Message aux sceptiques : "Quand vous abîmez l’image de la RDC, vous abîmez la vôtre".

Un nouveau siège pour la FEC

La visite s’est conclue par la pose de la première pierre du futur siège de la FEC. Pour le président Robert Malumba, c’est un moment "historique".

Le bâtiment fera 4 580,92 m², dont 2 231,5 m² exploitables. L’idée : donner à la FEC des bureaux modernes, capables d’appuyer son rôle dans le dialogue public-privé.

Robert Malumba y voit un signal aux investisseurs. La FEC montre qu’elle se modernise et veut peser davantage.

Prochaine étape : aligner discours et terrain

Gouvernement et patronat sont d’accord : il faut réduire le fossé entre ce que la RDC est vraiment et ce qu’on en dit. C’est la condition pour transformer le potentiel en usines, en emplois, en croissance réelle.

Le ministre Patrick Muyaya Katembwe a promis de continuer les réformes et de garder le canal ouvert avec les entreprises.

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Dimanche 26 avril 2026 - 08:32