Par Don Benjamin Makolo
Le ministre des Ressources hydrauliques et de l'Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a apporté, mardi 5 mai 2026, des réponses aux préoccupations exprimées par les députés nationaux membres de la Commission ATI-NTIC, à la suite de sa première intervention devant cette instance parlementaire.
Au cours de son exposé, le ministre a présenté les avancées enregistrées dans le secteur de l’électricité en République démocratique du Congo. Il a notamment évoqué l’opérationnalisation de la centrale hydroélectrique de Kakobola, considérée comme une étape importante dans l’amélioration de l’offre énergétique nationale.
Par ailleurs, Aimé Sakombi Molendo a annoncé l’approbation par la Banque mondiale d’un financement de 250 millions de dollars américains dans le cadre de la première phase du Programme de développement du secteur de l’électricité (PDI3), qui s’inscrit dans une enveloppe globale estimée à un milliard de dollars.
Répondant aux différentes préoccupations des élus, le ministre a également apporté des éclaircissements sur la politique d’électrification conduite par l’ANSER, le rôle de régulation assuré par l’ARE, ainsi que sur la mise en œuvre du Compact énergétique.
La situation de la SINELAC et la problématique des dettes croisées dans le secteur ont également été abordées, dans un contexte marqué par les défis persistants liés à la gouvernance et au financement de l’énergie.
En conclusion, le ministre a réaffirmé l’engagengagement du Gouvernement à faire de l’électricité un levier structurant du développement et de l’industrialisation du pays. Cette ambition repose sur quatre piliers majeurs : la réalisation de grands projets structurants, l’électrification rurale, la mobilisation des investissements privés et la poursuite des réformes institutionnelles.