Hydrocarbures : la RDC et l’Algérie scellent un partenariat stratégique pour accélérer le développement du secteur pétrolier congolais

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La ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, et son homologue algérien, Mohamed Arkab [photo d'illustration [
La ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, et son homologue algérien, Mohamed Arkab [photo d'illustration [

Par Gloire Balolage

La République démocratique du Congo et la République algérienne démocratique et populaire ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales dans le domaine énergétique. Samedi 30 mai 2026 à Alger, la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures de la RDC, Acacia Bandubola Mbongo, et son homologue algérien, Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre de l’Énergie et des Mines, ont signé un mémorandum d’entente destiné à consolider le partenariat entre les deux pays dans le secteur des hydrocarbures.

Cette signature marque l’aboutissement d’un rapprochement engagé plusieurs mois auparavant. Les discussions avaient été amorcées en novembre 2025 à Brazzaville, en marge des travaux de l’Organisation des producteurs de pétrole africains, APPO. Le document signé à Alger établit désormais un cadre général de collaboration entre les deux États dans un secteur stratégique pour leur développement économique.

Prévue de longue date, cette rencontre de haut niveau traduit la volonté des autorités congolaises de bénéficier de l’expertise reconnue de l’Algérie dans l’industrie pétrolière. Considérée comme l’un des géants énergétiques du continent, l’Algérie dispose d’une expérience importante dans l’exploration, la production, la transformation, le transport et la commercialisation des produits pétroliers.

Pour cette mission officielle, la ministre d’État Acacia Bandubola Mbongo était accompagnée d’une importante délégation congolaise composée notamment du secrétaire général aux Hydrocarbures, du directeur général de la Sonahydroc et de l’ambassadrice de la RDC en Algérie, Rose Osaka Okitundu. Cette délégation a porté la vision de Kinshasa visant à développer davantage le potentiel pétrolier du pays grâce à des partenariats techniques et stratégiques.

Devant les autorités algériennes, la ministre des Hydrocarbures a mis en avant les importantes ressources pétrolières de la RDC. Elle a rappelé que ces ressources sont réparties entre le graben Albertine, le graben Tanganyika, le bassin côtier et la vaste cuvette centrale.

Dans cette perspective, la RDC a identifié quatre axes prioritaires de coopération avec l’Algérie afin de valoriser ces actifs et renforcer les performances du secteur :

  1. Promotion des blocs pétroliers et attraction des investissements : Kinshasa souhaite s’inspirer de l’expérience algérienne dans la promotion internationale des opportunités pétrolières, la structuration des appels d’offres, l’amélioration de l’attractivité du secteur amont et les mécanismes de négociation avec les investisseurs.
  2. Gestion et valorisation des données pétrolières : la RDC entend renforcer ses capacités techniques en matière de banques de données pétrolières modernes.
  3. Gouvernance du secteur amont : développement d’une coopération technique directe entre la Sonahydroc et la Sonatrach afin de consolider les capacités opérationnelles, managériales et stratégiques de la société nationale congolaise.
  4. Formation et renforcement des capacités humaines : domaines ciblés : géologie, géophysique, ingénierie pétrolière, économie pétrolière, gestion des données et régulation du secteur.

Les échanges ont également porté sur le secteur aval. Le gouvernement congolais a exprimé un intérêt particulier pour l’expertise algérienne en matière d’approvisionnement pétrolier, de raffinage, de stockage, de gestion du gaz de pétrole liquéfié, GPL, et de développement d’infrastructures logistiques performantes pour le transport et la distribution des produits pétroliers.

Dimanche 31 mai 2026 - 11:47