Par la Rédaction
La Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) a publié un communiqué de presse exprimant sa vive préoccupation face à la montée des tensions et des violences liées aux manifestations publiques prévues pour le mercredi 3 juin 2026 à Kinshasa. Ce jour-là, l'opposition politique, regroupée au sein de la plateforme C64, a appelé à observer une ville morte, tandis qu'un regroupement de la majorité présidentielle prévoit une marche.
Dans ce contexte, la CNDH rappelle l'importance cruciale du respect des droits humains et des libertés fondamentales, qui sont des piliers essentiels d'un véritable État de droit. L'institution souligne que les libertés d'expression, de manifestation pacifique et d'opinion sont garanties par la Constitution ainsi que par les instruments internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par la République Démocratique du Congo. Toutefois, elle insiste sur le fait que l'exercice de ces libertés doit se faire dans le respect des droits d'autrui et de l'ordre public.
La CNDH met en garde les leaders politiques en affirmant qu'aucun citoyen ne doit être contraint de participer à une manifestation ou d'observer une opération de ville morte contre sa volonté. Les menaces, les intimidations, les violences et toute forme de coercition sont considérées comme des atteintes aux droits humains et contraires aux principes démocratiques.
L'institution appelle également les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, tout en veillant au respect des droits humains lors du maintien de l'ordre public, conformément aux lois de la République et aux normes internationales.
Enfin, la CNDH lance un appel à tous les acteurs politiques, sociaux et citoyens pour qu'ils fassent preuve de responsabilité, de retenue et de civisme. Elle insiste sur l'importance d'un climat de paix, de tolérance et de respect mutuel pour permettre toute expression démocratique.
Les droits humains demeurent le socle indispensable de la démocratie, de la paix sociale et de l'État de droit.