Par Denise Kyalwahi
Les travaux de construction du canal collecteur de Kifereji ont repris ce lundi 27 juillet 2026 dans la commune frontalière de Kasindi-Lubiriha, en territoire de Beni. La cérémonie de relance s’est tenue au quartier Vuthalevekwa, près de la rivière Lubiriha, sous la présidence du bourgmestre Bwambale Mughanirya Gilbert, devant une population nombreuse venue assister au redémarrage de ce chantier attendu depuis plusieurs mois.
À l’arrêt depuis le premier trimestre de l’année, le projet entre désormais dans une nouvelle phase avec la reprise des activités sur le terrain. Le canal collecteur est destiné à évacuer les eaux de ruissellement vers la rivière Lubiriha, à la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Une fois achevé, l’ouvrage devrait contribuer à limiter les risques d’érosion et d’inondation qui affectent régulièrement les quartiers Vuthalevekwa, Mwangaza, Muvingi et Congo ya Sika.
Prenant la parole, le bourgmestre de Kasindi-Lubiriha a indiqué que cette relance s’inscrit dans la volonté du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Kakule Somo Evariste, de poursuivre les projets d’intérêt public destinés à renforcer la résilience de la commune face aux catastrophes naturelles.
L’autorité communale a précisé que l’entreprise MACO est désormais chargée de l’exécution des travaux, en remplacement de RTMC, dont les difficultés techniques et opérationnelles avaient entraîné l’interruption du chantier.
Le bourgmestre a également invité les habitants, en particulier ceux du quartier Vuthalevekwa, à accompagner le projet dans un esprit de collaboration afin de garantir son bon déroulement. Il a rassuré les fournisseurs et les ouvriers que les questions liées aux créances et aux rémunérations seraient traitées conformément aux procédures établies.
Pour les riverains, cette reprise marque un nouveau départ pour un projet lancé en 2025 et considéré comme indispensable pour protéger durablement la commune contre les effets des fortes pluies. Les habitants espèrent désormais que les travaux seront menés à terme sans nouvelle interruption, afin de préserver les vies humaines, les habitations et les infrastructures publiques de cette cité frontalière.