Par Serge Mavungu
L’Alliance des patriotes et démocrates musulmans (APDM) a publié, le 22 juin 2026, un communiqué en réaction au message de la CENCO. Signé par son secrétaire général, Idi Malumba Alimasi, le document, intitulé « Réponse de l’APDM à la CENCO », rejette la position exprimée par l’Église catholique.
Dans ce communiqué, l’APDM affirme « rejeter en bloc le message de la CENCO ». Selon l’organisation, cette prise de position « n’engage que ses auteurs » et ne saurait représenter « ni le peuple congolais ni l’ensemble des confessions religieuses du pays ». Elle qualifie cette sortie de « prise de position isolée, dépourvue de toute légitimité populaire et institutionnelle ».
L’Alliance rappelle également que la République démocratique du Congo est « un État souverain, indépendant et laïc, fondé sur la souveraineté du peuple et le respect des institutions républicaines ». Elle estime que le pays « n’est plus à l’époque coloniale, où une autorité religieuse pouvait dicter l’orientation politique d’un État souverain ».
L’APDM et ses alliés, composés de mouvements et d’associations islamiques, réaffirment par ailleurs que leur « engagement en faveur du changement de la Constitution demeure intact ». L’organisation dit vouloir accompagner ce processus « aux côtés des institutions de la République ».
Elle reproche en outre à la CENCO d’avoir « hier rejeté cette même Constitution et de s’opposer aujourd’hui à son éventuelle révision », une attitude que l’APDM juge « inacceptable ».
Le communiqué dénonce également des « tentatives de déstabilisation des institutions républicaines ». L’APDM accuse « certains acteurs de l’opposition de collusion avec les ennemis de la République, dont le Rwanda et les terroristes du M23 », notamment à travers des « appels à investir le Palais de la Nation le 8 juillet 2026 ».
En conclusion, l’APDM appelle la population congolaise « à la vigilance, au calme et au patriotisme ». Elle l’invite à « ne pas céder aux manipulations » et à « faire confiance aux institutions de la République » afin de préserver « la stabilité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays ».