Par la Rédaction
Les attaques contre Me Blanchard Mongomba, secrétaire général de Nouvel Élan et directeur de cabinet du vice-Premier ministre du Budget, se multiplient. Elles interviennent après plusieurs mobilisations du parti : bain de foule au terrain Assossa, meetings à travers le pays et, plus récemment, une conférence-débat à l’UPN sur la réforme constitutionnelle.
Une émission diffusée sur les réseaux sociaux lui reproche notamment d’être "immensément riche", "corrompu" et animé d'"ambitions inavouées". Mais à ce stade, aucune pièce ne vient étayer ces accusations.
750 000 dollars par mois
“Quelqu’un me l’a dit"
Dans un premier volet, l’auteur de la vidéo affirme que Blanchard Mongomba percevrait plus de 750 000 dollars américains par mois. Un montant qui dépasserait, selon lui, les émoluments des ministres, des présidents d’institutions et même du Chef de l’Etat.
Sur quoi repose cette affirmation ? Sur une formule récurrente : "quelqu’un me l’a dit". Aucun bulletin de paie, aucun document administratif n’est présenté à l’appui.
Deuxième grief : la présence du nom de Blanchard Mongomba sur plusieurs panneaux publicitaires dans la Funa. Pour l’auteur, cela suffirait à démontrer un enrichissement illicite.
L’argument ignore pourtant la réalité du marché. La location d’un panneau à Kinshasa peut coûter moins de 80 dollars par mois. Ces campagnes peuvent être financées par un parti, des militants, des sympathisants ou le concerné lui-même. Assimiler un affichage à une preuve de détournement revient à mettre en cause une grande partie de la classe politique.
Les bourses d’études devenues suspectes
Le point culminant porte sur l’annonce de bourses d’études pour des élèves issus de familles modestes. L’initiative est présentée comme suspecte.
Pourtant, en RDC, fondations, Églises, entreprises et personnalités financent régulièrement des actions sociales. Pourquoi un geste considéré comme solidaire deviendrait-il condamnable lorsqu’il est porté par Blanchard Mongomba ? s’interrogent ses soutiens.
Ni document, ni audit, ni témoignage
Au terme de la vidéo, aucun élément concret n’est versé : ni relevé bancaire, ni rapport d’audit, ni témoignage vérifiable. L’argumentaire repose sur des suppositions et des insinuations.
Or, critiquer est un droit démocratique. Accuser en est une responsabilité. En l’absence de preuves, ces publications relèvent davantage du procès médiatique que du débat public. Et celui qui accuse s’expose, en droit, à des poursuites pour diffamation.