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RDC : la C64 exclut tout dialogue sans abandon du projet de révision constitutionnelle et maintient sa marche du 22 juillet

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Les membres du présidium de la coalition article 64
Les membres du présidium de la coalition article 64

Par Patrick Kitoko 

La C64 - Coalition Article 64 - a clarifié, jeudi, les circonstances de la rencontre entre son présidium et le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine. Dans une déclaration, la plateforme d’opposition affirme n’avoir « jamais sollicité » cette audience, précisant que l’initiative est venue « exclusivement » du chef de l’État burundais, à la suite de ses échanges avec le président congolais Félix Tshisekedi.

Selon la C64, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des efforts de médiation entrepris par le président de l’Union africaine. La coalition insiste toutefois sur le fait que cette audience ne constitue ni une négociation ni un renoncement à ses revendications.

« Que personne ne se méprenne. En acceptant cette invitation, la C64 n’a ni négocié ses convictions ni marchandé son combat. Notre lutte est menée pour sauver la République, défendre la Constitution et préserver l’avenir de notre nation. Nous dialoguons avec tous ceux qui recherchent sincèrement la paix, mais nous ne transigerons jamais sur la Constitution, l’État de droit et la souveraineté du peuple congolais », affirme la déclaration.

La coalition réaffirme également sa disponibilité pour un dialogue « véritable, sincère et inclusif », tout en posant des conditions préalables qu’elle juge indispensables. Elle exclut notamment toute participation à des discussions tant que le président Félix Tshisekedi n’aura pas renoncé « publiquement et définitivement » à son projet de changement de la Constitution.

« Un dialogue crédible suppose des actes préalables de bonne foi. Il ne saurait être question de suspendre les actions citoyennes ni d’engager un dialogue tant que monsieur Félix Tshisekedi n’aura pas renoncé publiquement et définitivement à son projet de changement de Constitution, qui divise la nation et menace le pays de balkanisation », soutient la C64.

La coalition réclame également la libération des prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires qu’elle qualifie de politiques, le respect des libertés publiques ainsi que le rétablissement de l’État de droit. Elle affirme que le président burundais « a pris acte » de cette position et s’est engagé à la transmettre fidèlement à Félix Tshisekedi dans le cadre de ses démarches.

Par ailleurs, la C64 maintient son appel à une mobilisation populaire le 22 juillet 2026. Après la journée « ville morte » du 3 juin et le sit-in du 12 juin, qu’elle qualifie de succès, la coalition invite les Congolais à participer à une marche pacifique en direction du Palais de la Nation.

Selon la déclaration, cette mobilisation vise à dire « NON au coup d’État constitutionnel, NON à la confiscation de la souveraineté populaire, NON à la guerre permanente et à la mauvaise gouvernance ». 

La coalition indique également que cette manifestation s’inscrit dans la poursuite de sa campagne contre le projet de révision constitutionnelle et réitère sa demande de départ de Félix Tshisekedi, qu’elle accuse de trahir son serment constitutionnel.

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Jeudi 9 juillet 2026 - 14:39