Par Gloire Balolage
Le secteur minier demeure l’un des principaux moteurs de l’économie congolaise. Son développement repose notamment sur un environnement des affaires stable, des règles prévisibles et des conditions favorables aux investissements. Lorsque des contraintes administratives et financières se multiplient, elles peuvent peser sur les coûts d’exploitation et réduire l’attractivité du pays auprès des investisseurs.
Dans cette optique, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a attiré l’attention du gouvernement sur les obstacles qui affectent la compétitivité du secteur minier et l’amélioration du climat des affaires en République démocratique du Congo. Le Chef de l’État a demandé que des mesures soient prises afin de garantir le respect des procédures légales dans le traitement des opérateurs économiques.
Cette orientation a été rendue publique à l’issue du 94ᵉ Conseil des ministres. Le compte rendu de cette réunion, lu vendredi à la télévision nationale par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a précisé que le Président s’était exprimé sur les difficultés auxquelles fait face le secteur minier.
Selon les explications rapportées par le porte-parole du gouvernement, Félix Tshisekedi a relevé que la compétitivité du secteur minier ainsi que l’attractivité des investissements étaient mises à l’épreuve par la multiplication des contraintes administratives et financières. Il a notamment évoqué les saisies récurrentes des comptes bancaires ainsi que l’instabilité des prélèvements fiscaux et parafiscaux, qui contribuent à alourdir les coûts d’exploitation.
Face à cette situation, le Chef de l’État a donné des instructions au vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, au ministre des Finances, au ministre des Mines ainsi qu’à l’ensemble des administrations fiscales, douanières et parafiscales. Ces responsables ont été appelés à veiller au strict respect des procédures légales avant toute mesure de contrainte visant un opérateur économique.
Le Président de la République a également insisté sur la nécessité de privilégier les mécanismes prévus par les textes en vigueur avant toute décision coercitive. Il a demandé que le dialogue, la notification, la conciliation ainsi que les autres modes de règlement soient systématiquement favorisés dans le traitement des différends impliquant les opérateurs économiques.
Les instructions données au gouvernement visent à garantir une application rigoureuse des procédures légales afin de limiter les contraintes susceptibles d’affecter la compétitivité de ce secteur stratégique pour la République démocratique du Congo.