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Est de la RDC : Vital Kamerhe alerte sur le coût humain des conflits armés et dénonce les souffrances imposées aux populations

mer 14/10/2026 - 09:52
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Le président de l'UNC, Vital Kamerhe
Le président de l'UNC, Vital Kamerhe

Par la Rédaction

Les conséquences des conflits armés en République démocratique du Congo restent au cœur des préoccupations exprimées par Vital Kamerhe. Entre les pertes en vies humaines, les déplacements forcés et les bouleversements de la vie quotidienne, le responsable politique rappelle que les populations civiles demeurent les premières victimes des affrontements. Il appelle à une prise de conscience face aux souffrances endurées par des milliers de familles et met en garde contre les conséquences de nouvelles violences.

Pour Vital Kamerhe, les guerres successives n'ont pas permis aux Congolais d'obtenir la sécurité, la justice et la prospérité partagée qu'ils espèrent. Il estime qu'après tant d'années de conflits, le pays doit regarder cette réalité avec lucidité et chercher à sortir de cet engrenage, plutôt que de s'engager dans une nouvelle aventure armée susceptible d'aggraver les souffrances de la population.

Dans une adresse à la Nation prononcée le mardi 13 octobre 2026, Vital Kamerhe a notamment réagi à la création du Front pour la refondation de la Nation (FRN), annoncée à Goma sous la direction de l'ancien président Joseph Kabila. Cette structure politico-militaire comprend l'AFC/M23, selon sa déclaration. À cette occasion, il a dénoncé le coût humain des conflits et appelé les responsables de cette initiative à renoncer à leur projet pour privilégier le dialogue.

Dans son discours, l'ancien président de l'Assemblée nationale et président du parti politique UNC, Vital Kamerhe, rappelle que derrière chaque affrontement se trouvent des familles endeuillées, des enfants éloignés de l'école, des femmes exposées aux violences et des compatriotes contraints d'abandonner leurs terres. Ces conséquences, souligne-t-il, doivent interpeller tous ceux qui prennent des décisions susceptibles de prolonger les hostilités. Il estime que les personnes qui prétendent agir au nom du peuple congolais ont le devoir de répondre du prix humain de leurs choix.

Le natif de Walungu insiste également sur le fait que les frustrations, les divergences et les ambitions ne peuvent justifier le recours aux armes contre son propre pays. À ses yeux, les intérêts particuliers ne doivent pas prendre le dessus sur la protection des populations. Il plaide ainsi pour une prise en compte prioritaire de la sécurité des citoyens, dont la vie et l'avenir ne devraient pas être sacrifiés au nom des rivalités politiques.

Pour éviter de nouvelles pertes humaines, Vital Kamerhe appelle les responsables du FRN à privilégier une solution négociée. « À quoi bon prendre les armes pour finir autour d'une table de négociation, alors que le dialogue aurait pu permettre d'éviter tant de pertes humaines ? », s'interroge-t-il. Il réaffirme qu'aucune divergence n'est insurmontable lorsque les protagonistes placent l'amour de la patrie au-dessus de leurs intérêts personnels et choisissent de régler leurs différends par des moyens pacifiques.

Enfin, Vital Kamerhe appelle à mettre fin au cycle des rébellions et des négociations successives afin de préserver les vies congolaises. Il adresse également un message aux populations du Nord-Kivu, de l'Ituri et des autres régions éprouvées, en affirmant que leur sécurité doit passer avant les calculs politiques, leur avenir avant les carrières et leur droit de vivre avant toutes les ambitions. Pour lui, la protection des civils doit demeurer une priorité dans la recherche d'une paix durable en République démocratique du Congo.

Mercredi 14 octobre 2026 - 09:52