Par la Rédaction
Au-delà des divergences politiques internes à la République démocratique du Congo, Vital Kamerhe plaide pour une paix durable dans la région des Grands Lacs et sur l'ensemble du continent africain. Face à la persistance des conflits, il appelle les Congolais et les Africains à privilégier l'entente, la solidarité et le respect mutuel, estimant que l'avenir des peuples ne peut être construit durablement dans la violence.
Dans une adresse à la Nation prononcée le mardi 13 octobre 2026, le président honoraire de l'Assemblée nationale a réaffirmé sa volonté de voir la paix régner au Congo, dans toute la région des Grands Lacs et dans les autres pays africains. Cette position intervient dans un contexte marqué par la création du Front pour la refondation de la Nation (FRN), annoncée à Goma sous la direction de l'ancien président Joseph Kabila, une initiative que Vital Kamerhe critique en raison de la place qu'y occupe, selon sa déclaration, une coalition politico-militaire comprenant l'AFC/M23.
Dans son discours, le pacificateur jusqu'au bout, Vital Kamerhe, insiste sur la nécessité de préserver l'unité nationale et de dépasser les appartenances politiques pour défendre l'intérêt collectif. Il appelle les Congolaises et les Congolais à une mobilisation pacifique et responsable, afin que les armes ne décident plus de leur avenir. Pour lui, la défense de la République doit rester une responsabilité commune, fondée sur la vigilance, la cohésion et le respect de chaque citoyen.
Élargissant son propos à l'ensemble du continent, il défend également une vision de solidarité entre les peuples africains. « Le Congo doit aimer le Congo et l'Afrique doit aimer l'Afrique », déclare-t-il, résumant ainsi son appel à une prise de conscience collective face aux divisions et aux conflits qui fragilisent les perspectives de paix et de développement.
Pour soutenir cette vision, Vital Kamerhe évoque l'héritage des pères des indépendances africaines, notamment la Conférence d'Accra, organisée du 15 au 22 avril 1958. Il rappelle que cette rencontre avait notamment consacré l'idée de constituer un bloc africain sur la scène internationale et de renforcer la solidarité entre les États du continent, afin de favoriser les échanges et la coopération avec les autres régions du monde dans le respect mutuel.
Le président de l'Union pour la Nation congolaise estime par ailleurs que les populations doivent pouvoir vivre ensemble malgré leurs différences. Évoquant les quelque 450 ethnies qui composent la République démocratique du Congo, il appelle à construire un pays où les communautés coexistent dans la paix, la convivialité et le respect mutuel. Cette vision s'accompagne d'un plaidoyer pour un avenir dans lequel les citoyens pourraient défendre leurs convictions sans prendre les armes, exercer leurs droits sans craindre pour leur vie et construire leur avenir sans être chassés de chez eux.
Vital Kamerhe appelle enfin à transmettre aux générations futures une RDC débarrassée du cycle interminable des rébellions et des conflits suivis de négociations. Son message dépasse ainsi le seul cadre de la crise politique congolaise pour porter une ambition plus large : celle d'une région des Grands Lacs pacifiée et d'une Afrique capable de renforcer son unité, sa dignité et sa coopération. Il termine son adresse en appelant les Congolais et les Africains à s'entendre, tout en invoquant la bénédiction de Dieu pour la RDC, son peuple, l'Afrique et le reste du monde.