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« Cette Constitution, je ne l'aime pas... J'ai une mission » : Félix Tshisekedi fait pression sur les élus de l'Union sacrée pour changer la loi fondamentale de la RDC

dim 25/10/2026 - 08:01
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Le Président de la République, Félix Tshisekedi, en réunion avec quelques hauts cadres de l’USN
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, en réunion avec quelques hauts cadres de l’USN

Par Gloire Balolage

La question d'une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des interrogations au sein de la classe politique, notamment sur ses motivations, ses implications institutionnelles et ses conséquences sur l'avenir politique du pays. Alors que ce débat reste sensible et divise les acteurs politiques, les discussions autour du dialogue national contribuent à replacer la loi fondamentale au centre des enjeux de gouvernance et de respect des limites du mandat présidentiel.

C'est dans ce contexte que le président Félix-Antoine Tshisekedi s'est exprimé, samedi, devant les parlementaires de l'Union sacrée de la Nation (USN), sa famille politique. Le chef de l'État a ouvertement exprimé ses réserves à l'égard de la Constitution actuelle, tout en renvoyant aux membres de sa majorité la responsabilité d'une éventuelle modification.

« Cette Constitution, je ne l'aime pas, et vous le savez », a-t-il déclaré.

Poursuivant son intervention, le président de la République aurait laissé aux parlementaires la responsabilité de décider d'une éventuelle révision du texte fondamental.

« Vouloir la changer ou la toucher, c'est votre responsabilité », a-t-il affirmé.

Cette déclaration place les élus de l'Union sacrée devant la question de leur position sur une éventuelle réforme constitutionnelle, alors que le sujet continue d'alimenter les discussions politiques dans le pays. Félix Tshisekedi a également évoqué l'année 2028, en faisant référence à la possibilité que ses partisans ne soutiennent pas cette démarche.

« Si, en 2028, vous refusez, je m'arrête là », a-t-il déclaré.

Cette phrase intervient dans un contexte où les interrogations sur l'avenir institutionnel du pays se mêlent au débat sur les intentions du pouvoir concernant la Constitution et la fin du mandat présidentiel. Pour justifier sa position, le chef de l'État a mis en avant la mission qu'il estime devoir accomplir à la tête de la RDC.

« Mais sachez que j'ai une mission : celle de mettre le pays sur les rails, d'installer une paix véritable et durable », a-t-il poursuivi devant les parlementaires. Il a ainsi associé son argumentaire à la nécessité, selon lui, de rétablir le fonctionnement du pays et de parvenir à une paix durable.

La perspective d'une éventuelle révision constitutionnelle demeure toutefois un sujet de divergence au sein de la classe politique congolaise. Entre les acteurs qui peuvent soutenir une réforme institutionnelle et ceux qui s'interrogent sur ses objectifs et ses conséquences, la question soulève des enjeux liés au fonctionnement des institutions, à la stabilité politique et au respect des dispositions constitutionnelles encadrant le pouvoir présidentiel.

Cependant, le moment choisi pour remettre en débat la Constitution soulève des interrogations, alors que la RDC reste confrontée à une crise sécuritaire persistante dans l'Est, à des défis économiques et à de profondes attentes sociales. Dans un tel contexte, vouloir engager une réforme constitutionnelle sans un consensus politique suffisamment large risque d'accentuer les divisions et de détourner l'attention des urgences auxquelles la population est confrontée.

Dimanche 25 octobre 2026 - 08:01