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RDC : Tshisekedi veut maintenir la MONUSCO après décembre 2026

sam 31/10/2026 - 09:03
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Les Casques bleus de la MONUSCO sécurisent une femme qui vaque à ses activités champêtres dans l’est de la RDC [photo d'illustration]
Les Casques bleus de la MONUSCO sécurisent une femme qui vaque à ses activités champêtres dans l’est de la RDC [photo d'illustration]

Par Prosper Buhuru

À l’approche de l’échéance du mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sollicite l’appui de la Russie pour obtenir son renouvellement. Il a exprimé cette demande, vendredi 30 octobre 2026, à Moscou, en marge du troisième sommet Russie-Afrique, lors de ses échanges avec le président russe Vladimir Poutine.

Le chef de l’État congolais a rappelé que toute modification ou prolongation du mandat de la mission onusienne relève d’une décision explicite du Conseil de sécurité des Nations unies. Il souhaite ainsi que la Fédération de Russie, en tant que membre permanent de cet organe, accompagne la RDC dans cette démarche.

« En République démocratique du Congo, ce mandat sera arrivé à terme et il faudra donc le renouveler. Nous comptons également sur la Russie pour obtenir le prolongement de ce mandat », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le mandat actuel de la MONUSCO a été renouvelé le 19 décembre 2025 par la Résolution 2808 du Conseil de sécurité. Cette décision prolongeait la mission jusqu’au 20 décembre 2026 et fixait ses priorités stratégiques autour de la protection des civils, de la mise en œuvre des objectifs de la Résolution 2773 et de la stabilisation des institutions de l’État congolais.

La demande congolaise intervient donc à quelques semaines de cette échéance, dans un contexte où plusieurs territoires de l’Est du pays restent affectés par les violences armées et les déplacements de populations. Pour Kinshasa, le renouvellement du mandat constitue une question diplomatique importante, notamment au regard du rôle confié à la mission dans la protection des civils et l’appui à la stabilisation.

En sollicitant Moscou, Félix Tshisekedi cherche à obtenir le soutien d’un membre permanent du Conseil de sécurité dans les discussions sur l’avenir de la mission. La Russie dispose, à ce titre, d’un droit de veto au sein de cet organe, mais elle ne peut décider seule du renouvellement : celui-ci doit faire l’objet d’une décision du Conseil de sécurité.

Samedi 31 octobre 2026 - 09:03