Par la Rédaction
Le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, avertit la C64: un déplacement à Goma pour rencontrer Joseph Kabila sans l’accord du gouvernement exposerait à des sanctions pénales.
Dans Jeune Afrique, Shabani vise le projet de la C64 de se rendre à Goma pour rencontrer Kabila.
«Personne ne peut se permettre d’aller prendre contact ou de faire mouvement vers des territoires occupés par une armée étrangère sans avoir l’accord et l’accompagnement du gouvernement», déclare le ministre.
Le fondement invoqué est l’article 192 du Code pénal, qui punit d’une servitude pénale de un à cinq ans quiconque, en temps de guerre, entretiendra, sans autorisation du Gouvernement, une correspondance ou des relations avec les sujets ou les agents d’une puissance ennemie.
Goma est sous contrôle de l’AFC/M23. Kabila y dirige le Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme le prolongement politique de l’AFC/M23, supplétifs de l’agression rwandaise.
La mise en garde répond à Moïse Katumbi. Le président d’Ensemble pour la République, membre du présidium de la C64, annonce une tournée en deux temps: d’abord Kinshasa, pour rencontrer le président Félix Tshisekedi, puis Goma, pour échanger avec Kabila. Objectif: une issue à la crise.
Katumbi assure une démarche «au vu et au su de tous». Lui-même et l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, qui se disent en exil, ne participeront pas à l’étape de Kinshasa.