Course à la présidence de la CENI : les églises catholique et protestante ont failli sacrifier Cyrille Ebotoko !

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Cyrille Ebetoko, candidat des églises catholique et protestante
Cyrille Ebetoko, candidat des églises catholique et protestante

Par Hugo T.

Le scénario est désormais connu, tout relevant désormais du domaine des secrets de polichinelle. Il faut dorénavant réhabiliter ce digne fils de l'Eglise catholique dont la crédibilité a failli être mise en mal par un délégué suppléant. Tous les éléments des délibérations des chefs des confessions religieuses sont aujourd'hui connues. Les dessous des tractations et les cabrages des uns et des autres sont clairement étalés. A la dernière ligne droite, c'est les candidats Denis Kadima, soutenu par les Kimbaguistes et Cyrille Ebotoko présenté par les Catholiques qui étaient restés en lice. Pour les départager, le duo Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (ECC) ont sorti la grosse artillerie des témoignages précédemment faits par ceux-là mêmes qui acceptent aujourd'hui devant caméra qu'ils ont choisi en âme et conscience Denis Kadima. Des témoignages accablants faits et consignés dans des procès-verbaux signés en bonne et due forme existent bel et bien. Ils accablent le candidats Denis Kadima soutenu à bras-le corps par des dignitaires du régime en place qui ont été promis jeeps et importantes sommes d'argent. La Cenco et l'ECC ont pris le soin de déclarer haut et fort que ces tentatives de corruption étaient dénoncées par ceux qui ont décidé après dénonciations, de soutenir mordicus Denis Kadima. Dans sa lettre d'invitation aux confessions religieuses pour la reprise des travaux, Mgr Marcel Utembi Tapa, président de la CENCO, avait fait état de deux candidats (X et Y) qui posaient problème. Il avait demandé à ses collègues de les écarter et de proposer d’autres noms. Ce n'est plus un secret qu'il s’agit de Denis Kadima et de Cyrille Ebotoko. Pour le premier, il a été fait mention des tentatives de corruption par deux chefs religieux.

Pour la Cenco, n’importe quel candidat passe sauf Denis Kadima pour des raisons de moralité et d'éthique. Si son expertise est reconnue par tous, les catholiques ont estimé néanmoins qu’une main noire politique est derrière son dossier. Ils sont même allés plus loin au cours de dernières plénières pour citer des cas de tentative de corruption dans lesquels Denis Kadima serait impliqué. 

C'est ici que les suspicions prennent tout leur sens dans la mesure où ce revirement et ce soutien jusqu'auboutiste démontre clairement que quelque chose s'est passé. La meilleure solution serait que d'écarter ce spécialiste en observation électorale dont la renommée est confirmée hors des frontières nationales. En faire une candidature inconditionnelle revient à l'ériger en blocage de l'évolution du processus. 

Cyrille Ebotoko sacrifié !

Afin de faire jeu égal, les évêques catholiques et protestants ont aussi péché en faisant de leur candidat un simple instrument des négociations. Comment sont-ils arrivés jusqu'à le sacrifier alors que visiblement la révélation faite par un des représentants des Musulmans qui n'était même pas le chef de délégation n'était qu'un tissu de mensonge? 

D'abord le révérend Eric Senga a eu des mots clairs: "Nous avions sacrifié notre candidat (Eric Ebotoko) pour rien !"

Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), l'abbé Donatien Nshole, enchaine justifiant la démarche de l’église catholique, qui a accepté d’écarter le dossier de son candidat Cyrille Ebotoko afin de vider le prétexte du maintien de Denis Kadima. L'abbé Nshole a révélé que la Cenco n’avait accordé aucun crédit aux allégations mensongères selon lesquelles Cyrille Ebotoko serait aussi impliqué dans les tentatives de corruption. Au contraire, le SG de la Cenco avoue que l'épiscopat catholique a accepté d’écarter la candidature de son représentant dans le but de faire l’équilibre dans les tractations internes des confessions religieuses.

« Pour le candidat (Ebotoko), il y a quelqu’un qui dit : un des chefs m’a dit. Citez son nom, il n’a pas voulu citer alors que pour les autres, nous avons cité, c’était clair. On a compris que c’était une stratégie pour le mettre dans le même sac afin de sauver le candidat (Denis Kadima). Dans ce cas-là et pour ne pas donner l’impression que nous, nous ne voulons pas de (Denis Kadima) au profit de (Cyrille Ebotoko), que tous les deux partent», s'est expliqué l'Abbé Donatien Nshole.

Pour l'abbé Nshole, Cyrille Ebotoko reste leur digne fils. Malheureusement, les évêques ne se sont pas battus pour préserver les chances de leur propre fils donnant l'impression que lui aussi serait impliqué dans des allégations de corruptions, ce qui était totalement faux.

 « Nous avons pleinement confiance en 'Cyrille Ebotoko). C’est un homme qui a toujours notre confiance. Ce n’est pas qu’on a cru à ce qu’on a dit, mais on a voulu vider un prétexte », a-t-il conclu.