CENI- Entérinement de Kadima par l'AN: la CENCO invite Félix Tshisekedi à prendre ses responsabilités, un plan B déjà envisagé !

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Les évêques de la CENCO
Les évêques de la CENCO

Par G.T

La conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) appelle le président Félix  Tshisekedi à prendre ses responsabilités sur le destin de la RDC. Cet appel des évêques catholiques fait suite à l'entérinement par l'assemblée nationale de la candidature de Denis Kadima ainsi que de 11 autres membres sur les 15 prévus pour la composition du bureau de la centrale électorale.

Interrogé, Mr l'abbé N'shole, secrétaire général de la CENCO, évoque deux recommandations. D'abord au Chef de l'État, l'église catholique appelle à sa sagesse comme ce fut le cas avec Ronsard Malonda en 2020. Mais aussi, rajoute t-il, la recommandation faite au peuple congolais de demeurer vigilant et de ne pas laisser hypothéquer le processus électoral.

Et Mr l'abbé N'shole de renchérir : " C'est la toute première fois que la contestation d'un candidat Président CENI ait atteint les proportions qu'a atteint le cas Kadima. Ce sont des signes qui ne trompent pas. Nous voulons des élections apaisées, crédibles et nous sommes convaincus qu'avec Kadima on les obtiendra pas", propos recueillis par nos confrères de la RFI.

Le FCC, plateforme politique de Joseph Kabila, promet de faire connaître sa position dans les prochains jours. Ces députés restés fidèles à Joseph Kabila rejettent l'entérinement de nouveaux membres. De leur côté, Ensemble pour la République, parti de Katumbi, parle d'un forcing.

Dans le lot de contestation, Martin Fayulu a promis de faire un assaut avec les militants au siège du parlement si la candidature de Denis Kadima est entérinée. Fayulu l'a dit dans son meeting à la 1ère après la marche initiée afin d'exiger notamment la dépolitisation de la CENI.

La tension observée tant au niveau de la classe politique qu'au niveau de la plateforme confession religieuse n'augure nullement un lendemain heureux, estiment beaucoup d'observateurs. Il revient maintenant au Chef de l'État de prendre l'ordonnance proclamant ou non le choix de Denis Kadima.