RDC - CENI : Denis Kadima encourage les partis politiques à faire de l'observation pour la transparence du processus électoral

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Le président de la CENI Denis Kadima lors du cadre de concertation avec les partis politiques, samedi 16 juillet au Palais du peuple
Le président de la CENI Denis Kadima lors du cadre de concertation avec les partis politiques, samedi 16 juillet au Palais du peuple

Par la rédaction

Le président de la commission électorale nationale indépendante, Denis Kadima a encouragé, ce samedi 16 juillet dans la salle des spectacles du Palais du peuple, les partis politiques à faire de l'observation afin de garantir la transparence du processus électoral en cours. Au total, 463 représentants des partis politiques ont répondu présent à ce cadre de concertation

D'après le président de la centrale électorale, l'observation dont il est question peut être partisane ou non partisane. " Ceux qui veulent observer peuvent commencer dès maintenant. Nous permettons l'observatoire à long terme c'est-à-dire on ne va pas seulement accorder les accréditations à la veille des élections", a-t-il fait remarquer à l'assistance d'un ton assez rassurant. 
Avant de renchérir : "Par exemple pour les élections des gouverneurs. C'est quelques choses que nous avons fait dans le cadre de la transparence du processus électoral".

La transparence, les innovations et la conformité aux prescrits de la Constitution ont été au cœur du tableau brossé par le président de la CENI qu'entouraient les membres de l'Assemblée plénière, avant d'être sous le feu nourri des questions des représentants des partis et regroupements politiques qui visiblement voulaient en savoir davantage.

Partant du postulat « Faire ce qu'on dit et dire ce qu'on fait », Denis Kadima Kazadi a souligné qu'il est « impérieux de communiquer et de dire exactement ce qu'entreprend la CENI dans le souci d'impliquer toutes les parties prenantes au processus électoral en cours ». Il a énoncé les différentes opérations dans lesquelles l'institution en charge d'organiser les scrutins dans le pays s'est engagée.

En dépit du retard de 28 mois qu'a connu Denis Kadima et son équipe dans leur investiture, ils s'appliquent à gagner le pari et relever le défi dans le respect des délais constitutionnels tel que le recommande la loi fondamentale.

«  Nous envisageons d'organiser les élections dans le temps qui nous est imparti malgré toutes les contraintes financières et logistiques qui se présentent à nous. Nous ne mettons en avant aucun prétexte pour ne pas avancer. L'équipe qui m'accompagne en est bien consciente ainsi que l'ensemble des collaborateurs qui s'activent dans les tâches qui leur sont dévolues. Nous sommes  partis du séminaire d'imprégnation des membres de la CENI pour circonscrire le cadre de notre travail, ayant abouti à la publication de notre feuille de route, notre tableau de bord où sont consignées les différentes missions que nous devrons exécuter jusqu'à l'actualisation de la cartographie opérationnelle en cours de finition. Sans omettre, au passage, l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 14 provinces qui étaient en litige. Et aujourd'hui nous parlons de la révision du fichier électoral dont le lancement a été effectué la veille de ce jour. Mais avant tout, la CENI a procédé depuis le 11 juillet 2022, via la cellule des marchés publiques mise en place au sein de la Centrale électorale, à l'analyse des différentes offres soumises par des entreprises soumissionnaires pour l'acquisition des kits d'enrôlement devant permettre l'identification des électeurs et des services connexes dont le nom de la société adjudicataire sera connu dans les prochains jours », a indiqué le numéro un de la CENI.

Précisant que : « Outre les empreintes digitales habituellement utilisées dans ce genre d'exercice et étant donné qu'une catégorie de nos compatriotes travaille très souvent en faisant usage de leurs mains, celles-ci (empreintes) peuvent se détériorer à la longue, nous ferons appel, cette fois-ci à l'iris de l'œil qui est unique pour chaque personne. C'est une innovation introduite dans ce processus. Il est vrai, par ailleurs, que les contraintes sécuritaires qui sont un élément important dont il faut tenir compte peuvent impacter négativement sur les missions de nos équipes, mais nous ne reculons pas en procédant aussi par négociations, à ce niveau. Certains de nos agents ont éprouvé d'énormes difficultés pour accéder dans des zones sous contrôle des groupes armés et certains ont même payé de leur vie. Comme quoi, notre tâche est ardue et nous affrontons des difficultés de tout ordres que beaucoup redoutent ».

L'ambition affichée pour Denis KADIMA KAZADI est de faire de la CENI dont il veut contribuer à redorer l’image sous son management, une institution de standard mondial. Soulignant que « nous ne pouvons pas passer d'un cycle électoral à un autre avec les mêmes plaintes ; nous nous devrons de corriger ce qui peut l'être en améliorant notre offre ».

Auparavant, Theophilus DOWETIN, le nouveau représentant-pays de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) travaillant sous financement de l'USAID, a mis en évidence les réalisations dans le cadre du partenariat que son instance a noué avec la Centrale électorale.

Avant de relever : « Avec la nouvelle loi électorale, il est impérieux que les partis politiques contribuent efficacement à l’inclusion des femmes, des jeunes, des peuples autochtones, des personnes vivant avec handicap et autres catégories sociales dans les préparatifs des élections de 2023 en tant que candidats, témoins, mandataires et éducateurs civiques dans l’animation de leurs cellules  électorales. IFES reste convaincu que ces échanges amorcés peuvent donner réponse  à une bonne information sur le déroulement des opérations électorales, et à l’évolution du processus électoral dans la lutte contre les rumeurs, les fakenews et la désinformation. L’objectif pour nous tous, étant de  contribuer à l’intégrité, à la transparence d’un processus électoral inclusif et apaisé en République démocratique du Congo ». 

Et de poursuivre : « L’environnement politique et électoral de la RDC nécessite le renforcement des valeurs pour garantir la crédibilité, la transparence, l’accessibilité et l’intégrité. Le cadre de concertation CENI/Partis politiques répond à la principale préoccupation de sensibilisation des acteurs politiques, qui constitue l’axe  majeur du 4e cycle électoral ».

La seconde phase de cette rencontre a donné lieu à un échange. Denis Kadima Kazadi s'est ingénié à apporter des réponses à diverses interrogations et autres préoccupations. Des suggestions ont également émaillé ce jeu de questions-réponses auquel il s'est prêté de bonne grâce.