Accès à la justice en RDC: un rapport de l'ACAJ accable le régime Tshisekedi [2019 à ce jour]

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Le président Félix Tshisekedi
Le président Félix Tshisekedi

Par la Rédaction

Un rapport de l'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice (ACAJ) rendu public, ce weekend accable le régime Tshisekedi.

L'ONG spécialisée dans le monitoring de violations des droits de l'homme a dénombré, de janvier 2019 à ce jour,12.800 cas d’ineffectivité des voies de recours, trafic d’influence, déni de justice et d’impunité des faits de corruption.

Ce nouveau rapport de l'ACAJ s’inquiète de la persistance de l’administration de la justice par certains responsables de services de sécurité civils et militaires.

Son président Georges Kapiamba attire ainsi, l’attention du Gouvernement de la République sur le fait qu’il soit illusoire de proclamer la volonté de mettre en place un Etat de droit tout en privant le Pouvoir judiciaire des réformes nécessaires et des moyens financiers et logistiquessusceptibles d’accroitre substantiellement son service à la Nation.

«Car, la précarisation de la justice a comme conséquence la persistance de toutese les tares dénoncées sous le régime politique passé à savoir, les conflits d’intérêts, corruption, trafic d’influence sur le juge de la part des responsables politiquese etleurs proches...», renseigne ce rapport de l'ACAJ.

Pour Georges Kapiamba, ce rapport déplore le manque d’intérêt des magistrats vis-à-vis des activités syndicales, pourtant nécessaires pour la défense de leurs intérêts professionnels.

Le rapport insiste pour que l’Etat de droit se construise autour des piliers suivants: la légalité, la sécurité juridique, la prévention de l’abus de pouvoir, la rédevabilité, l’égalité devant la loi et l’accès à la justice.

L'occasion faisant le larron, cette organisation de défense de droits humains a, dans son rapport, salué le travail qu’abat l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cellule Nationale des Renseignements Financiers (CENAREF) dans la lutte

contre la corruption, le détournement des deniers publics et le blanchiment des

capitaux.

L'application de l’article 149 de la Constitution en ce qui concerne la dotation budgétaire du Pouvoir judiciaire,

la réhabilitation et/ou la construction des infrastructures judiciaires, le règlement rapide des dossiers des magistrats irrégulièrement révoqués, la revalorisation de la sanction positive et/ou négative, la normalisation du fonctionnement de la Cour constitutionnelle par l’application régulière de la règle de tirage au sort et le recrutement des juges référendaires, la proposition de loi portant harmonisation des dispositions du code pénal relatives à l’infraction de corruption et faits assimilés, tels sont quelques recommandations de l'ACAJ formulées dans ce rapport