Cop26-Glasgow : Eve Bazaïba va présenter les nouvelles lignes d’attaque “la RDC est un pays-solution aux problèmes de l’humanité”

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La vice-premier ministre chargée de l'environnement et développement durable, Ève Bazaïba Masudi, prenant la parole au Forum des 100 axes, a Lausanne
La vice-premier ministre chargée de l'environnement et développement durable, Ève Bazaïba Masudi, prenant la parole au Forum des 100 axes, a Lausanne

Par Edmond Izuba

A quelques semaines de la tenue de la 26ème conférence des Nations Unies sur le climat, entendez cop26, qui aura lieu à Glasgow en écosse au Royaume-Uni, la RDC plus que jamais déterminée à obtenir une récompense équivalent à son rôle dans la bataille contre le réchauffement climatique la réduction du gaz à effet dessert. Présenté comme poumon vert de la planète grâce à sa réserve en biodiversité (ses faunes, flores et autres ressources naturelles), le géant africain ne compte surtout pas faire profil bas devant ses revendications cette année. C’est la Vice-premier ministre chargée de l’environnement et développement durable qui portera ce flambeau.

Dans une interview accordée à la presse suisse, Eve Bazaïba Masudi a expliqué ce contraste d’un pays qui regorge autant d’atouts, mais qui en même temps ne bénéficie suffisamment pas d’appui pour protéger ses richesses et ses populations.

«Face aux dégâts du réchauffement climatique, la RDC apporte aussi ses ressources, ses potentielles naturelles comme une réponse aux enjeux du climat. Notre potentiel forestier a la capacité de séquestration de toutes les pollutions planétaires, et en plus de forêts nous avons la tourbière et le mangrove, sans oublier un grand réseau hydraulique. Le fleuve Congo est deuxième au monde de par son débit et deuxième par sa longueur, capable de produire l’énergie hydroélectrique pour préserver et donner l’alternative au bois de chauffe. Et aussi les minerais stratégiques par rapport à la transition écologique. Voilà pourquoi la RDC veut aller à Glasgow en étant pays-solution aux problèmes du climat », a déclaré la VPM de l’environnement.

Deuxième pays le plus vaste du continent africain avec une population pauvre, 178ème sur 180 pays au classement de l’indice développement humain, la République démocratique du Congo dit attendre de ces assises de cop26 une compensation pour mieux protéger « la garde à manger », ces forêts au service de l’humanité.

«Maintenant que nous devons  protéger nos ressources naturelles pour toute notre vie, ça nécessite une alternative, une compensation à la culture sur brûlis. Il faut que la RDC et les pays du bassin du Congo puissions accéder au fonds pour le climat et au fonds pour l’adaptation, et lesquels fonds ne doivent pas être considérer comme un don à l’aide au développement, mais plutôt un droit au vu des sacrifices et abnégations que nous allons fournir », a-t-elle martelé.

Bien avant sa participation, jeudi 14 octobre 2021,  au Forum des 100 axes sur le thème : « les villes au cœur du changement », à Lausanne, où elle a eu à séjourner, la VPM de l’environnement et développement durable a visité quelques usines  de traitement des ordures ménagères en vue d’apporter une solution adéquate au problème de gestion des déchets en RDC.