Par Gloire Balolage
Le mouvement citoyen lutte pour le changement (LUCHA) déplore les manœuvres dilatoires multipliées dont se sert le gouvernement rwandais pour justifier les massacres contre les populations dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué de presse rendu public vendredi 10 février à Goma, ce mouvement citoyen pro démocratie et non violent réitère son engagement à poursuivre le combat pour la pacification de l'Est de la RDC et son soutien aux efforts de l'armée congolaise engagée au front contre les rebelles.
"La Lucha déplore également la manipulation ethnique dont se servent le M23 et les autorités Rwandaises pour justifier les attaques contre les populations en RDC et qui finissent par nourrir de méfiance vis à vis des membres de la communauté Tutsi au risque de mettre davantage en péril la cohésion nationale et le vivre ensemble dans cette période sensible, La LUCHA, notre mouvement réitère son attachement à la non violence et s'engage à poursuivre le combat pour la pacification de l'Est de la RDC en soutien aux efforts de l'armée congolaise engagée au front pour encourager l'expression pacifique et couper court à la tendance dangereuse de la violence", peut-on lire dans leur communiqué.
Et de poursuivre : la LUCHA appelle les autorités congolaises à Mettre fin à la répression des manifestations pacifiques et à la restriction de l'espace civique qui sont vécues au Nord Kivu et en Ituri depuis l'instauration de l'état de siège, notre mouvement appelle les Congolais de toute appartenance politique religieuse ou ethnique à l'unité et au rejet de toute forme de violence. C'est la population civile de toutes les ethnics , déjà appauvrie et martyrisée par des années d'activisme des groupes armés à l'Est de la RDC , qui sera de nouveau victime de l'ethnicisation de la violence au Kivu.
Face aux incidents signalés lors des manifestations contre la force régionale de l'EAC et la MONUSCO dans la ville de Goma, mais également à kanyaruchinya lors d'une altercation entre la population et la MONUSCO, la lucha invite les autorités compétentes a mener une enquête urgente et exhaustive pour établir des responsabilités quant à ce.
Pour ce vendredi 10 février, un semblant d'accalmie s'est observé dans la zone de Mubambiro, Sake, Kingi, au sud du territoire de Masisi et à l’ouest de Goma, la situation est redevenue calme après la panique observée jeudi 9 février qui a poussé la population à fuire vers Goma et minova.