Par la Rédaction
Un homme déplacé venu de la chefferie de Bwito en territoire de Rutshuru est décédé, ce samedi 11 mars, au Centre de santé Singamwambe de Kanyabayonga. A en croire plusieurs sources, ce déplacé victime des affres de la rébellion du 23 mars est mort de la famine et fatigue.
Le Comité International Humanitaire (CIH) antenne de Bwito alerte par ailleurs que ces derniers vivent dans des conditions humanitaires dégradantes impactant sur l'éducation des enfants.
Selon cette organisation à caractère humanitaire, au-moins 16006 familles se sont déplacés dans la partie sud du territoire de Lubero et ses parages suite aux combats ayant opposé l'armée congolaise aux rebelles du M23 entre le 06 et 08 mars dernier. Ces ménages sont venus respectivement de Kibirizi, Kabanda, Kingu, Kirima, Kashalira, Bwanda et Kikuku.
Monsieur Paris Mastaki coordonnateur de cette organisation rapporte que ces habitants vivent sans assistance, ce qui explique la précarité de la vie qu'ils mènent dans leurs zones de déplacement
En outre, 17894 enfants sont privés de l'éducation renchérit cet humanitaire. Il sied de préciser que 21 enfants se sont perdus de leurs parents. Entre-temps, l'opération de réunification est cours pour que tous ces enfants retrouvent leurs familles rassure-t-il.
En ajout, le Comité International Humanitaire demande aux organisations étatiques et humanitaires d'organiser des cours de récupération pour ces enfants et venir en aide à ces déplacés qui souffrent tant.