Par Ben Dongoko
À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), la psychose autour du phénomène kidnapping demeure au piédestal. Les chauffeurs des taxis communément appelé Ketch se plaignent ainsi d'avoir constaté une diminution criante de leurs recettes journalières.
Ce mardi 18 juillet, quelques chauffeurs se sont exprimés au micro de notre rédaction, sur les conséquences du Kidnapping. Quand bien même on n'en parle plus comme avant, ces chauffeurs des taxis continuent de subir. "Avant le phénomène Kidnapping, à partir de 11h déjà, j'avais entre mes mains la somme à verser, soit 40.000 FC. Aujourd'hui, je dois bosser jusqu'à 13 voire 14h pour réunir cette somme... C'est devenu un peu difficile pour nous. D'ailleurs moi personnellement je ne roule plus à partir de 20h, il n'y a rien et les passagers deviennent très méfiants...", a fait savoir un chauffeur taxi du trajet Victoire-Huileries.
"Le bonheur des uns fait le malheur des autres", dit-on; ce chauffeur qui a gardé l'anonymat, a révélé que les taxi-motards se réjouissent et tirent profit de cette phobie contre les Ketchs et ont par ricochet, plus de recettes qu'avant.
À titre de rappel, une trentaine de kidnappeurs ont été condamnés vendredi 7 juillet, à la peine de mort par le tribunal de grande instance de Kinshasa. La peine a toutefois été commuée à la condamnation à perpétuité pour les malfrats accusés de répandre la terreur dans la capitale par des actes d’enlèvement à bord des taxis. Les juges ont retenu contre eux des infractions de vol qualifié, coups et blessures, enlèvement, tentative de viol, extorsion et association des malfaiteurs.