Manifestations Anti-Monusco à Goma: l'ONU réclame une enquête indépendante sur la répression des manifestants

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Manifestations anti-Monusco à Goma [ Photo d'illustration]
Manifestations anti-Monusco à Goma [ Photo d'illustration]

Par Prehoub Urprus

Dans une déclaration parvenue à la rédaction d'Opinion-info.cd, ce samedi 02 septembre 2023, l'Organisation des Nations-Unies (ONU), réclame une enquête indépendante sur la répression par les forces de défense et de sécurité congolaises, d'une manifestation mercredi dernier à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Cette manifestation a fait plusieurs morts parmi les civils

Pour Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, les responsables des violations doivent répondre de leurs actes: «Nous sommes extrêmement affectés par le fait qu'au moins 43 personnes ont été tuées, dont un policier, et 56 blessées lors des manifestations de mercredi à Goma, dans l'Est de la RDC. Nous avons reçu des informations indiquant que le nombre de morts pourrait être plus élevé», a-t-il dit. 

À en croire un rapport interne des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, la répression de cette manifestation organisée par une secte mystico-religieuse dirigée contre les forces de l'ONU et l'EAC déployées en RDC, a fait 48 morts et 222 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles, des femmes et des enfants.

La Monusco, comme mission de maintien de la paix des Nations unies, est souvent critiquée à cause de sa passivité dans la prévention des conflits. Pourtant, cette force est plus coûteuse au monde, avec un budget annuel d'environ 1 milliard de dollars.

En rappel, 143 adeptes de la secte Foi Naturelle Judaïque Messianique vers les Nations (FNJMN) comparaissent en procès de flagrance, organisé par le Tribunal Militaire Garnison de Goma. Les accusés sont poursuivis pour participation à un mouvement insurrectionnel et association aux malfaiteurs.

Par ailleurs, les familles des victimes de ce carnage organisent un deuil collectif à partir de ce samedi 2 septembre devant le stade de l’Unité à Goma. Selon nos sources, les organisateurs du deuil avec les familles vont se constituer en partie civile au procès, pour faire face au Ministère Publique.

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Samedi 2 septembre 2023 - 19:14