Par Fadi Lendo
2 janvier 2014 - 2 janvier 2023, dix (10) ans déjà, jour pour jour, depuis que le colonel Mamadou Ndala a été tué dans une embuscade, à moins de dix kilomètres de la ville de Béni, alors qu'il se dirigeait vers Erengeti, dans le cadre des actions contre les groupes armés.
Le bilan officiel, après l'attaque de son convoi, faisait état de trois morts, dont deux gardes du colonel et cinq blessés.
Pour rappel, le lieutenant-colonel Birocho Nzanzu avait été reconnu coupable de trahison et de complicité avec un mouvement terroriste par la Cour opérationnelle militaire du Nord-Kivu. La dite Cour avait condamné ce dernier à mort, et au versement d'une amende de près de trois millions de dollars américains de dommages et intérêts, et son complice le lieutenant -colonel Kamulete, à vingt ans de prison.
Formé par des instructeurs belges, angolais, américains et chinois, Mamadou Ndala fut le commandant du 42e bataillon des commandos des unités de réaction rapide des FARDC -Forces Armées de la République Démocratique du Congo-.
Ses plusieurs victoires sur le mouvement rebelle du M23, qui est revenu aujourd'hui dans la partie Est de la RDC, l'avaient rendu célèbre.
Il a été élevé, à titre posthume, au grade de général de brigade en date du 6 janvier 2024, le jour de son enterrement.