Par Serge Mavungu
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet "Unis pour l'égalité du genre", la CNDH -Commission Nationale des Droits de l'Homme-, à travers la SCPDFE, organise, ce jeudi, un atelier de renforcement des capacités des acteurs judiciaires sur le traitement des affaires relatives aux VSBG -Violences Sexuelles Basées sur le Genre-.
Devant les participants réunis dans une des salles du CEPAS, dans la commune de la Gombe, la Commissaire Nationale de la CNDH et point focal du projet "Unis pour l'égalité de genre", Gisèle Kapinga, a indiqué que "cet atelier, revêtu d’une importance capitale pour le progrès de l’appareil judiciaire de notre pays, fait suite au monitoring judiciaire des violences sexuelles et basées sur le genre, organisé jusqu’il y a peu par la Commission Nationale des Droits de l’Homme, CNDH en sigle.
Réalisé du 29 février au 18 mars 2024, ce monitoring s’inscrivait pleinement dans la cadre du Projet « Unis pour l’égalité de genre », supervisé par l’ONU Femmes et financé par l’Union Européenne".

La Commissaire Nationale Gisèle Kapinga a, au nom de la CNDH, salué l’initiative et tous les efforts déployés par l’ONU Femmes sous la remarquable impulsion de l’Union Européenne, pour la réalisation de ce projet ô combien salutaire pour la RDC -République démocratique du Congo-.
"Le projet « Unis pour l’égalité de genre » est d’autant plus salutaire qu’il appuie le Gouvernement congolais, pour la mise œuvre de la « Campagne Tolérance zéro immédiate contre les violences sexuelles faites à la femme et à la fille congolaise », lancée le 19 juin 2021 par notre Chef de l’Etat, conformément au point 7 de la Déclaration des Chefs d’Etats de la Région des Grands Lacs, faite à Kampala, en décembre 2011", a-t-elle déclaré.
Selon toute vraisemblance, a-t-elle ajouté, les violences sexuelles et basées sur le genre produisent des conséquences néfastes sur le plan à la fois humain, social et économique de notre pays et constituent une menace sérieuse pour le développement durable, la paix et la dignité humaine, socle des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
"Pourtant, selon plusieurs statistiques fiables et concordantes de la CNDH et d’autres Organisations, à l’échelle nationale, le taux de violences sexuelles et basées sur le genre a sensiblement haussé ces dernières décennies, surtout à l’Est du pays, en raison des conflits armés sans précédent.
Plus que jamais, le viol des femmes et filles en particulier est devenue une véritable arme de guerre, en violation des règles prescrites par les quatre Conventions de Genève, et leurs Protocoles additionnels, ainsi que tous les instruments juridiques aussi bien universels, régionaux que nationaux garantissant les droits fondamentaux des femmes et filles", a-t-elle indiqué.
Présent à cet atelier, dont l'ouverture a été lancée par Dido Kimbumbu, Rapporteur de la CNDH,
le président de cette Institution d'appui à la démocratie, Paul Nsapu, a déclaré que les VSBG est un problème social qui touche tous les milieux sociaux de la communauté humaine.
"Nous ne pouvons pas, en effet, mettre fin à la pauvreté ou atteindre les objectifs mondiaux des Nations unies, si la violence sexiste existe demeure un défis aussi important ", a souligné le président de la CNDH, Paul Nsapu.
Il est à signaler que cet atelier s'est tenu concomitamment à Bunia, en Ituri, et à Goma, dans la province du Nord-Kivu