Par Serge Mavungu
D'après plusieurs révélations recoupées, des soupçons de tentative de vol des salaires des membres des cabinets politiques de l'APK -Assemblée provinciale de Kinshasa- de la législature sous Godé Mpoyi, pèsent gravement sur Afriland Bank, qui veut à tout prix, par le gain de cet acte de détournement, éponger les dettes des élus provinciaux frappés d'insolvabilité.
En effet, nos fins limiers ont confié qu'au cours de l'année dernière, la trésorerie de l'Organe délibérant de la ville province de Kinshasa avait pris plusieurs dispositions, notamment, celle de la paie des salaires des membres des cabinets politiques de la législature précédente.
À la surprise générale, depuis le début de la nouvelle législature, au mois de mars 2024, l'on apprend que le personnel politique sortant n'est pas rentré dans ses droits.
Plusieurs sources concordantes révèlent que le personnel politique est souvent sacrifié par les membres du Bureau, qui préfèrent payer le personnel administratif, pour éviter les protestations publiques. Ces derniers jours, une enveloppe pour janvier 2024 a été débloquée par le Gouvernement central.
Cependant, les députés insolvables, ayant contracté des emprunts auprès de la banque Afriland, font pression pour utiliser ces fonds, afin de rembourser leurs dettes et payer leurs arriérés, au détriment du personnel politique et de leurs propres assistants parlementaires.
"Ce qui est complicité présumée de la banque Afriland dans ce détournement. Bien que les fonds du Gouvernement central comportent des libellés spécifiques 'voir plan de trésorerie janvier 2024 en annexe', la banque serait prête à les utiliser autrement que prévu, en violation flagrante du plan de trésorerie adopté en plénière", a révélé à Opinion-info.cd,
sous le sceau de l'anonymat, un membre du cabinet sortant de l'APK.
Ces marginaux ne jurent que sur l'intervention personnelle et immédiate du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, du ministre des Finances et du Gouverneur de la Banque Centrale, pour empêcher ce détournement et garantir que leurs salaires (1 mois sur les 21 mois d'arriérés) soient versés conformément aux libellés établis.