Par la Rédaction
Le Collectif des mouvements pour le changement – Forces de défense du peuple a réagi à un rapport publié le 25 juin 2026 par l’organisation Amnesty International. Ce document met en cause certains de ses commandants et combattants pour de graves allégations de violations des droits humains et du droit international humanitaire dans le groupement de Bukombo, territoire de Rutshuru.
Dans son communiqué officiel, le CMC/FDP rejette fermement ces accusations, qu’il qualifie d’« infondées ». Le mouvement affirme que les allégations évoquant notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des extorsions, des prises d’otages et des destructions de biens civils ne reposeraient sur aucun élément vérifiable permettant d’identifier les faits, les victimes ou encore les auteurs présumés.
Le groupe armé indique également avoir déjà répondu, le 16 juin 2026, aux préoccupations soulevées par Amnesty International. Il affirme avoir réaffirmé, dans cette correspondance, son engagement à respecter les droits humains, le droit international humanitaire ainsi que les règles de discipline internes. Le CMC/FDP regrette toutefois que ces explications n’aient pas été prises en compte dans les conclusions du rapport.
Le mouvement insiste par ailleurs sur sa volonté de protéger les populations civiles et rappelle que son engagement dans la défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo ne saurait être assimilé à une autorisation d’abus contre les civils. Il affirme que toute dérive individuelle ne saurait engager la responsabilité collective de son organisation.
Le CMC/FDP estime également que les populations congolaises et son organisation sont elles-mêmes victimes de graves violations des droits humains. Il critique la démarche d’Amnesty International, qu’il appelle à davantage d’impartialité et de rigueur, tout en accusant certaines influences extérieures liées au Rwanda et à l’AFC/M23 de diffuser des allégations jugées mensongères. Dans ce contexte, il fait référence aux activités de l’AFC/M23 et aux Forces rwandaises de défense .
Le communiqué rappelle aussi que le CMC/FDP a officiellement adhéré aux principes du droit international humanitaire et interdit strictement à ses membres toute forme de violence contre les civils, y compris les violences sexuelles, les traitements cruels, les exécutions extrajudiciaires ou encore les pillages. Le mouvement souligne que toute violation engage la responsabilité pénale individuelle de son auteur.
Concernant le contexte des allégations, le CMC/FDP affirme que plusieurs faits évoqués se seraient produits dans des zones de combats complexes impliquant plusieurs acteurs armés. Il cite notamment l’armée rwandaise et l’AFC/M23, soulignant la difficulté d’attribuer les responsabilités sans enquêtes approfondies, contradictoires et indépendantes.
Enfin, le CMC/FDP appelle l’opinion nationale et internationale à la prudence face aux accusations formulées en contexte de conflit armé, évoquant les risques de désinformation et de manipulation. Le mouvement réaffirme sa disponibilité à coopérer avec toute organisation ou institution fournissant des informations crédibles et vérifiables, tout en renouvelant son engagement à poursuivre sa mission de protection des populations et de défense de l’intégrité territoriale de la RDC, dans le respect du droit international humanitaire.