Par Ram's Kitamba
Dieudonné Mulumba Benabeya et Salomon Kalala Mukenge, respectivement président et vice-président de la REC -Représentation des étudiants du Congo- section du Kasaï, sont incarcérés dans le sous commissariat de Kamalenga, depuis l'avant midi du vendredi 13 septembre 2024, sur une plainte déposée contre eux par le DG de l'ISC-Tshikapa, qui les accuse d'avoir instrumentalisé les étudiants de son institution, pour incendier le bureau administratif.
Selon Dicky Kula Kakenge, membre de la coordination de la REC/Kasaï, qui confirme cette information, les interpellés ne sont pas responsables d'une quelconque instrumentalisation des étudiants de l'ISC-Tshikapa, et précise qu'ils sont privés de tous les moyens de communication par l'0PJ, sur instruction du DG .
"Le DG de l'ISC-Tshikapa a fait arrêter le président et son adjoint à la Police urbaine. Nos frères détenus sont arrêtés sous un faux prétexte qu'ils seraient les commanditaires de l'incendie du bureau administratif de l'ISC-Tshikapa. Le président Dieudonné et son adjoint ne sont pas coordonnateur de cette institution ni moins étudiants en son sein. Comment pouvaient-ils commanditer cet acte? Nous déplorons cette façon de faire les choses. Depuis 8 heures du vendredi, le DG a instruit les OPJ de leu ravir les téléphones, de l'argent et autres biens qu'ils possédaient", a affirmé Dicky Kula Kakenge.

Par ailleurs, ce conseiller principal adjoint de la REC-Kasaï a, au nom de tous les étudiants du Kasaï, appelé les services de sécurité de libérer leurs représentants sans condition; car, ils ne sont ni de loin ni de près responsables de ces actes qui s'étaient produits à l'ISC-Tshikapa.
Retenez que le bureau administratif de l’Institut supérieur de commerce a été rendu en cendre par un feu allumé par les étudiants de cette institution de formation, qui se voyaient méprisés et privés de leur droit lié aux événements de fin de cycle académique.
Animés d’une mauvaise mouche et voulant revendiquer ce qu’ils appellent droit, ces étudiants ont décidé d’agir par le mouvement de masse sous la colère. Ils mettent en feu le bureau administratif de leur établissement de formation, alors que les enquêtes sont en train d’être menées pour retrouver le vrai meneur des troubles et la cause principale du fait.