Par Gloire Balolage
Dans un contexte préoccupant, marqué par l’augmentation des cas de variole du singe, communément appelée Mpox, la province du Nord-Kivu intensifie ses efforts, pour lutter contre cette épidémie. Ce lundi 14 octobre 2024, la DPS -Division Provinciale de la Santé-, en collaboration avec le PEV -Programme Élargi de Vaccination- et le soutien de l’organisation PATH, partenaire du ministère de la Santé publique, a organisé un briefing de presse, à Goma, pour parler de cette question.
Cette activité a permis aux professionnels des médias de poser des questions cruciales sur la situation actuelle de la maladie, ainsi que sur la mise en œuvre de la campagne de vaccination destinée à juguler voire éradiquer la propagation du virus.
Au cours de cette rencontre avec la presse locale, le Docteur Stéphane Hans Batey, coordinateur du PEV dans la province, a clarifié divers points soulevés par les journalistes présents. Il a exposé un état des lieux détaillé de la situation épidémiologique et des efforts de vaccination en cours, tout en insistant sur l’importance d’atteindre les populations les plus à risque, afin de réduire les chaînes de transmission de la variole du singe, particulièrement présente dans la ville de Goma, comme l’épicentre de l’épidémie en province du Nord-Kivu.
Le Docteur Batey a souligné la vulnérabilité accrue de la province, en raison des déplacements de la population, ce qui rend la situation d’autant plus complexe pour la ville de Goma. La campagne de vaccination, qui se déroule du 5 au 17 octobre, a été étendue à plusieurs groupes. Cette approche ciblée vise à protéger les individus les plus exposés, tout en assurant une immunité collective.
Il a également mis en lumière la situation des camps de déplacés, où plus de 40 cas ont été enregistrés, renforçant ainsi la nécessité d’une intervention rapide et efficace dans ces zones vulnérables. Les enjeux de santé publique sont d’une importance capitale dans ce combat contre la variole du singe. Le Docteur Stéphane Hans Batey a appelé toute la population à adopter des comportements préventifs pour éviter une propagation supplémentaire, en insistant sur le respect des mesures barrières.
"Nous avons vacciné aussi les professionnels des sexes, puisque la maladie se transmet aussi par voie sexuelle. On a vacciné les eco gardes, les vétérinaires, les vendeurs des gibiers, à partir de 18 ans et plus, et nous avons aussi vacciné des contacts autour des cas confirmés, pour couper la chaîne des transmissions de la maladie. La vaccination à commencé depuis le 5 et ça se poursuit jusqu'au 17 octobre. Nous avons vacciné plus de 5000 personnes, face à plus de 350 cas confirmés de variole du singe, dont deux décès", a-t-il indiqué.
Alors que la campagne de vaccination se poursuit, l’espoir d’un retour à une normale relative dépend des efforts conjugués de la DPS, des partenaires internationaux et de la population. Les autorités sanitaires envisagent d’autres actions proactives, qui pourraient inclure davantage de sensibilisations et d’informations destinées à la population, pour assurer une compréhension claire de la situation épidémique.
La province du Nord-Kivu se bat contre cette épidémie de variole du singe, la collaboration entre les différents acteurs de la santé publique et les médias demeure essentielle, pour surmonter ce défi et protéger la santé de tous les citoyens. Car, chacun a un rôle à jouer dans la lutte commune contre cette menace sanitaire.
Cette activité a réuni les journalistes membres du Réseau de Journalistes Amis de l'Enfant (RJAE) du Nord-Kivu.