Tshopo : La Société civile lève le ton contre l'insécurité grandissante à Kisangani et plaide pour le renforcement de l'effectif des policiers

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Le Rond-Point MAELE, dans la Commune de Makiso, à Kisangani.
Le Rond-Point MAELE, dans la Commune de Makiso, à Kisangani.

Par Don Benjamin Makolo

 

À Kisangani, dans la province de la Tshopo, la commune de Makiso, précisément dans le quartier Plateau médical, la population vit dans une psychose d'insécurité inquiétante. Cela, depuis plusieurs semaines déjà. Une situation alarmante qui ne laisse pas indifférente la Coordination provinciale de la nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI), qui a initié un plaidoyer, ce jeudi 17 octobre, au cours de l'audience lui accordée par le commissaire provincial de la PNC -Police nationale congolaise- de la ville de Kisangani, le général François Kabeya.

Gentil Sefu, Vice-Président de la NDSCI Tshopo, a, au cours de cette audience, indiqué à la presse que les échanges avec le numéro de la Police ville de Kisangani ont tourné autour de la situation sécuritaire précaire dans le chef-lieu de la province de la Tshopo.

"Au cours de notre entretien, il était question, non seulement de plaider pour le déploiement des policiers dans la région, mais aussi de présenter la situation sécuritaire dans la commune de Makiso; et aussi la circulation des taximen motos pendant les heures tardives", a fait savoir Gentil Sefu.

Le numéro un de la Police ville de Kisangani, le général François Kabeya, s'est montré très préoccupé par la situation sécuritaire dans cette partie de la ville de Kisangani.

"La situation sécuritaire dans la commune de Makiso est alarmante, et nous sommes là pour ça. Car, notre travail, c'est de protéger la population et leurs biens. Voilà qui me conduit à ordonner le déploiement des éléments supplémentaires, pour dissuader les actes des bandits à mains armées", a confié le général François Kabeya. 

Cela, avant d'inviter les conducteurs des motos nocturnes aux normes d'identification. "Il convient ici d'inviter tous ceux qui font le taxi-moto, surtout dans les heures tardives. Il est recommandé à chacun, le port des gilets conformes et que chaque moto soit identifiable par une plaque d'immatriculation. Cela permettra aux éléments en patrouille de distinguer qui est qui", a martelé le numéro un de la Police ville de Kisangani.

Il sied de noter que l'insécurité a atteint un niveau inquiétant dans plusieurs autres quartiers de la ville de Kisangani. Cette insécurité est caractérisé par des  bandits armés qui tuent, pillent et commettent d'autres violations des droits de l'homme, malgré les patrouilles menées par les agents de la Police Nationale Congolaise-PNC.

Vendredi 18 octobre 2024 - 18:28