Manifestation pro et anti changement constitutionnel : la majorité et l'opposition en meeting ce samedi à Kinshasa

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Un meeting populaire à Kinshasa
Un meeting populaire à Kinshasa

Le combat sur le changement ou non de la Constitution en vigueur passe à une autre étape. Si hier la question ne se limitait qu'aux simples points de vue des pro et anti, aujourd'hui la classe politique s'en va à l'assaut de la population.

C'est le cas, côté pro changement constitutionnel, du parti politique NOGEC -Nouvelle Génération pour l'Émergence du Congo- de l'actuel ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, et, côté anti changement, le Sursaut National, une coalition avec, à sa tête, quelques opposants congolais.

Ce samedi 14 décembre, le district de la Tshangu, l'un des plus populeux à Kinshasa, sera obligé d'offrir son hospitalité à ces politiques venus vendre leur discours.

Au terrain municipal de Masina, le Sursaut National, qui maintient son meeting, sera là pour crier haut son «Non» au projet de changement de la Constitution annoncé par le régime Tshisekedi. Les leaders de ce collectif, notamment Delly Sessanga, Ados Ndombasi, Alain Bolodjwa et autres avaient de multiples appels pour inviter les Kinoises et Kinois à participer massivement à ce meeting, afin, selon eux, de mettre à nu les mensonges du Président Tshisekedi et de son régime, dans leur plan de chercher à rester au pouvoir par un coup d'État. 

Pour le Sursaut National, le débat aujourd'hui est celui de la fin du second et dernier mandat de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

De l'autre côté, la NOGEC de Constant Mutamba va aussi tenir un meeting, ce même samedi, à l'espace Sainte Thérèse, toujours à Tshangu, mais dans la municipalité de N'djili. 

Selon un communiqué publié le 02 décembre dernier, la NOGEC de Constant Mutamba, qui se réclame de l'opposition républicaine, va se prononcer sur la révision ou le changement de la Constitution, et fera un récapitulatif des états généraux de la Justice tenus récemment à Kinshasa.

Si pour les uns la Constitution en vigueur ne rencontre pas la réalité actuelle des Congolais, d'où son changement, les autres, par contre, estiment que son changement est un plan diabolique, qui consacre la balkanisation de la RDC -République Démocratique du Congo- et représente une menace grave pour la souveraineté nationale.

Samedi 14 décembre 2024 - 08:38