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Drame du 10 décembre : l'élève du collège Elykia inhumé, la Snel et la voirie urbaine pointées du doigt

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Emmanuel Kyaya, élève du collège Elykia en 8ème année
Emmanuel Kyaya, élève du collège Elykia en 8ème année

Par la Rédaction 

C'est un moment chargé de vives émotions et consternations, le 28 décembre, à l'esplanade de l'hôpital du Cinquantenaire, lors des obsèques de l'élève de la 8ème année du Collège Elykia, décédé le 10 décembre 2024, suite à une électrocution par un poteau électrique.

Emmanuel Kiaya, c'est son nom, a été inhumé à la Nécropole 2, après avoir reçu des hommages de sa famille, ainsi que des proches et de toutes autres personnes sensibles au drame survenu à cet enfant.

Le père de l'illustre disparu a déploré la négligence de la Snel et de la Voirie Urbaine, qu'il pointe comme responsable de ce drame. "Je dirai quelque chose en deux volets comme témoignage et interpellation, puisque c'est une mort qui doit nous interpeller tous.
Nous sommes tous là, puisqu'il y a eu une négligence de l'État. 
Mon cadet, Emmanuel que j'appelais, Good Boy, est ange que nous n'allons pas oublié... Il est le dernier, mais il est parti le premier. Et il va de quelle façon ? Il y va de façon atroce. Il sort de son école comme d'habitude pour prendre son bus, je pense s'il y a une avenue numéro un dans ce pays, c'est le boulevard du 30 juin, c'est par là qu'il s'est éteint et de quelle façon? Il trébuche devant un poteau et il s'est électrocuté, et il est en train de s'agiter pour se démener, mais non... c'est Kabasele Akueyi na mayi. On voit un enfant en train de s'agiter pour expirer, et les gens disent : Kabasele Akueyi na mayi.
Ici, je dis merci à ce qu'on appelle 'Chailleurs', ce sont ces jeunes qui leur vendent de Coca. Le 1er qui est venu pour le secourir, il le touche, il est aussi électrocuté et tombe. Il appellera son collègue qui est dans le nettoyage des toilettes publiques à la gare centrale qui viendra le tirer avec un râteau.
Un autre, je pense qu'il est ici avec nous, ce sont les bons samaritains que nous avons dans ce pays, dans le bus, il aperçoit un enfant en train de s'agiter pour donner son dernier soupir, il descend de son bus. Avec les 'Chailleurs', c'est lui qui le ramènera à l'hôpital pour s'éteindre. Et quand il a rendu l'âme, c'est lui qui est allé à l'école pour informer et l'école est venu après.
Je suis arrivé le jour après. Le matin, à ce lieu là, c'est mon grand frère qui arrive le premier, il y a des photos, pas de barricades sur ce plateau. J'arrive à 10h, on fait un semblant de barricades. Je suis allé vers Alimentation Express, même type de poteau, pas de barricades avec des fils toujours exposés.
Mais pourquoi cette négligence de l'État à travers son ministère de l'Énergie et Hydraulique. La voirie aussi. Quand il pleut sur le boulevard, c'est on dirait un deuxième fleuve Congo.
Je pense que cela doit nous interpeller et que l'État puisse nous prendre en charge, nous garantir la vie et non la mort, puisque nous sommes tous là parce qu'on nous a garanti la mort à travers ce petit enfant, dont le corps inerte est là", a déclaré le géniteur d'Emmanuel Kiaya, avant la levée de la dépouille mortelle pour être portée en terre.

Samedi 28 décembre 2024 - 19:33