Enlèvement du président de l'intersyndicale de l'administration publique de Kinshasa : le silence coupable des autorités urbaines !

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David Delord Luyeye, président de l'intersyndicale de l'administration publique urbaine de Kinshasa
David Delord Luyeye, président de l'intersyndicale de l'administration publique urbaine de Kinshasa

Par la Rédaction

Mercredi 09 juillet 2025, il est 21 heures passées à Kinshasa, lorsque, sorti de ses bureaux se trouvant à l'HVK -Hôtel de ville de Kinshasa-, le président de l'intersyndicale de l'administration publique urbaine, David Delord Luyeye, attrape un taxi express devant ce bâtiment abritant le Gouvernorat, pour le déposer chez lui à la maison.

À bord du taxi, David Delord Luyeye ne voit que le conducteur seul. Pas de passager à bord. De quoi inspirer confiance au pasteur David Delord Luyeye [il est aussi Serviteur de Dieu] de tomber entre les bonnes mains d'un taximan, qui va certainement le conduire tout droit, en toute sécurité et assurance, jusqu'à son domicile. Fort malheureusement, le président de l'intersyndicale de l'administration publique kinoise avait tout faux de se fier aux apparences.

Car, arrivé à la hauteur de Socimat, alors que le taximan roulait à vive allure, David Delord Luyeye sera surpris du surgissement, du coffre du véhicule, d'une main humaine qui va l'étrangler par derrière. Au même moment, le patron de l'intersyndicale kinoise va constater que toutes les vitres latérales étaient vite remontées. 

Photo d'illustration

Pour se sauver, David Delord Luyeye n'avait de choix que de mordre le malfrat qui l'avait étranglé. Et, après que ce dernier l'ait relâché à cause de la douleur de cette morsure, David Delord Luyeye, ayant remarqué que la portière droite n'était pas bloquée, va se jeter sur la chaussée, pendant que le véhicule roulait à vive allure, après avoir dépassé l'alimentation GG Mart pour atteindre l'école Aurore.

 Blessé, téléphones et biens perdus

David Delord Luyeye va se retrouver seul sur la chaussée de l'avenue Colonel Mondjiba, avec des blessures et des enflures au visage et aux genoux.

Tous les biens de valeur qu'il avait, ses téléphones portables ainsi que de l'argent lui ont été ravis par ces bandits de grand chemin.

Photo d'illustration

 Coïncidences suspectes

L'évènement s'est déroulé le même jour où il y a eu la paie des agents et fonctionnaires de l'administration publique de Kinshasa, le mercredi 09 juillet 2025, tel qu'annoncé vingt-quatre heures plus tôt, au terme d'une réunion entre quelques membres du Gouvernement provincial, dont le vice-gouverneur Eddy Iyeli Molangi et le ministre Jésus Noël Sheke du Budget, d'une part, et, de l'autre, les membres de l'intersyndicale kinoise, avec, en tête, David Delord Luyeye, son président.

Pourquoi cet événement s'est-il produit seulement le même jour de la paie ? N'y a-t-il pas un lien de causalité ?

Et puis, cette paie, faudra-t-il le rappeler, est le fruit d'une lutte acharnée de l'intersyndicale de l'administration publique urbaine de Kinshasa, qui a pu l'arracher du Gouvernement provincial, après huit mois d'arriérés de salaire, soit de novembre 2024 à juin 2025. Un manque criant de volonté de la part de l'autorité urbaine, selon certains analystes, pour ne pas payer les agents et fonctionnaires de l'administration publique urbaine, alors qu'à la même période, la ville a généré les recettes propres à hauteur de 107.822.555.397,86 CDF, soit la moyenne mensuelle de 21.564.511.079,57 CDF.

L'autre coïncidence suspecte, qui s'apparente à un coup savamment monté, c'est le fait que David Delord Luyeye ait attrapé miraculeusement un taxi, ce jour-là, aux environs de 21 heures passées, devant l'HVK -Hôtel de ville de Kinshasa-, un coin pourtant réputé pour son isolement le jour comme la nuit, où circulent difficilement les taxis, qui préfèrent, à ces heures là, marauder sur le boulevard du 30 juin, la grande artère principale au centre ville.

Comment ce taxi s'est retrouvé ce jour-là, à cette heure tardive, à cet endroit moins fréquenté par les taximen ?Comment des malfaiteurs peuvent-ils oser jouer leur coup devant un bâtiment abritant une institution publique provinciale, où des policiers assurent la sécurité ?

 Silence coupable des autorités urbaines !

Aussi curieux que cela puisse paraître, depuis le jour où David Delord Luyeye a connu ces événements malheureux jusqu'à ce jour, il n'a bénéficié d'aucune assistance de la part d'une quelconque autorité de la ville de Kinshasa. Pourtant, le message du drame est parvenu à presque tous les membres du Gouvernement provincial de Kinshasa.

Le président de l'intersyndicale de l'administration publique urbaine de Kinshasa déplore le fait même qu'aucune autorité provinciale compétente ne l'ait contacté, ne serait-ce que pour le verbaliser et avoir sa version des faits, afin de poursuivre les auteurs de ces actes criminels.

C'est ce silence des autorités compétentes de Kinshasa qui inquiète. Pourquoi les autorités de Kinshasa ont-elles préféré de réserver une fin de non recevoir à celui qui est pourtant leur partenaire social, au moment où il a besoin de leur assistance ? Que cache ce silence ? Est-ce une manière de lui exprimer leur exécration, compte tenu de sa noble lutte pour le paiement régulier des agents et fonctionnaires de Kinshasa ?

 Abandonné et en insécurité permanente

Depuis, David Delord Luyeye est abandonné à son triste sort. Seul, comme un sans emploi. À l'hôpital où il se rend quotidiennement pour des soins, c'est à ses propres frais.  

Pourtant, c'est un agent qui rend de loyaux et beaux services à la ville de Kinshasa. Aussi, ce qui est advenu à David Delord Luyeye est un cas d'accidents professionnels. Car, cela lui est advenu au moment où il quittait tardivement son lieu de travail, pour regagner son domicile. 

Une situation que l'employeur, le Gouvernement provincial, aurait dû prendre en charge aussitôt saisi. Fort malheureusement, David Delord Luyeye est devenu comme un paria pour les membres du Gouvernement provincial de Kinshasa. Aucune disposition n'a été prise par l'autorité urbaine, pour assurer des soins de santé appropriés à son employé, David Delord Luyeye. L'on se demande même si les autorités de Kinshasa ignorent la législation ou le font cyniquement; car, cette surdité réservée au président de l'intersyndicale de l'administration publique urbaine de Kinshasa, du reste partenaire social du Gouvernement provincial, constitue un acte de non assistance en personne en danger.

Pire, jusqu'à ce jour, les autorités urbaines de Kinshasa n'ont encore pris aucune disposition sécuritaire, pour assurer la protection de David Delord Luyeye. Cela, malgré plusieurs appels lancés à leur endroit. Aujourd'hui, David Delord Luyeye se sent en insécurité permanente et en danger. 

 Appel à une enquête

Malgré ce que d'aucuns appellent l'indifférence des membres du Gouvernement provincial de Kinshasa vis-à-vis du cas malheureux advenu à l'un de leurs partenaires sociaux, David Delord Luyeye les invite à diligenter une enquête, pour identifier les auteurs et les commanditaires, établir les responsabilités, sanctionner les coupables et réparer les préjudices causés.

"Nous demandons aux autorités de pouvoir s'impliquer, pour trouver des solutions à ce phénomène d'insécurité. Parce que, si un partenaire social comme moi, j'ai vécu des choses pareilles, à combien plus forte raison ceux qui n'ont pas de sécurité, les paisibles citoyens ! J'invite les autorités à mener des enquêtes approfondies, pour identifier les coupables et les mettre sous les verrous... Je demande avec toute conscience et avec courage aux autorités, de penser à ce partenariat qui nous lie, entre le Syndicat et le Gouvernement provincial, de pouvoir mener les enquêtes, pour qu'on me remette dans mes droits et que les préjudices causés soient réparés", a lancé le président de l'intersyndicale de l'administration publique urbaine de Kinshasa, David Delord Luyeye.

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Dimanche 13 juillet 2025 - 11:24