Par Gloire Balolage
La Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de réduction de la violence armée (CNC-ALPC) a réagi aux spéculations persistantes concernant la détention d’armes et l’obtention de permis de port d’armes en République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel, elle rappelle le cadre légal strict qui encadre cette question sensible et réaffirme la position de l’État sur le contrôle des armes à feu.
Selon cette structure spécialisée du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, la détention d’armes par les civils demeure strictement interdite en RDC. Elle précise toutefois que des exceptions existent, mais qu’elles sont exclusivement réservées aux forces de défense et de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions officielles, conformément aux dispositions légales en vigueur.
La CNC-ALPC rappelle que cette matière est régie depuis 1985 par l’ordonnance-loi n° 85-035 du 3 septembre 1985. Ce texte établit clairement les conditions encadrant la détention d’armes sur le territoire national. Il stipule également que l’autorisation de port d’arme relève, en principe, du président de la République, en sa qualité de chef de l’État, bien que ce pouvoir ait été délégué au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.
L’institution précise en outre les critères exigés pour bénéficier d’une dérogation exceptionnelle. Ceux-ci incluent notamment la provenance de l’arme, ses caractéristiques techniques : calibre, numéro de série, type, pays et année de fabrication, ainsi que l’évaluation des capacités psychologiques du demandeur. S’y ajoutent la capacité à assurer un stockage sécurisé, l’aptitude au maniement des armes et la preuve d’une moralité jugée irréprochable.
Dans sa communication, la CNC-ALPC insiste sur son rôle de contrôle et de régulation, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Elle souligne que toutes les demandes sont examinées avec rigueur et que les efforts actuels visent à réduire l’accès des civils aux armes, l’État demeurant le seul garant de la sécurité des personnes et de leurs biens.
L’institution justifie également les opérations en cours portant sur l’identification, le marquage, le traçage et le contrôle des armes détenues sur le territoire national. Ces actions concernent aussi bien les civils que les membres des forces de l’ordre et de l’armée, dans le but d’assurer une meilleure traçabilité et de renforcer la sécurité publique.
Enfin, la CNC-ALPC réaffirme sa volonté de collaboration avec la population afin de dénoncer tout trafic d’armes et de renforcer la sécurité, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants en milieu urbain en République démocratique du Congo. Elle assure rester engagée dans l’application stricte des textes en vigueur afin de garantir la protection de la population et de ses biens.